Pèlerinage à St Benoît-Joseph Labre

20-23 avril 2017 - Saint Hilaire-Lalbenque

« Avec Benoît, tous missionnaires »

Programme :
Jeudi 20 avril
- 20h30 : accueil, diaporama, messe
Vendredi 21 avril
- Journée de visites aux personnes isolées, malades
- 17h : messe
Samedi 22 avril
- 11h : rencontre autour de la Parole / repas partagé
- 14h : marche avec animation pour les enfants / diaporama, temps de prière pour les personnes à mobilité réduite
- 18h : messe / repas partagé / soirée festive
Dimanche 23 avril
- 10h30 : messe présidée par Mgr Laurent Camiade, bénédiction des enfants / verre de l’amitié / repas partagé
- 17h : concert en l’église St Quirin à Lalbenque

Vénération des reliques à la fin des célébrations

Cette année l’anniversaire de la mort de St Benoît-Joseph Labre, 16 avril, est le jour de Pâques ! C’est donc dans la lumière éblouissante de la Résurrection que nous commencerons ce pèlerinage.

Le thème, avec Benoît, tous missionnaires, vient logiquement à la suite de l’année de la Miséricorde où nous avons essayé de redécouvrir l’Amour infini de Dieu pour chaque homme, que nous sommes maintenant appelés à vivre pour en témoigner.

Regardez bien le dessin de l’affiche, drôle de barque tripartite, trinitaire : la coque : la main de Dieu, le mât : la Croix, les rayons : l’Esprit Saint et…nous, l’Eglise, tous bien unis, avec Benoît, prêts à affronter les intempéries du monde et de la vie.
Le prédicateur et guide pendant ces 4 jours, pour nous rassembler et nous aider à « avancer au large », sera notre curé, le père Jean-Martin Méda. Il vient de plus loin encore que Benoît, du Burkina Faso. Il saura élargir nos horizons et nous ouvrir à la dimension universelle de l’Eglise.

Il ne connaissait pas Benoît Labre et vient de nous confier sa joie de découvrir ce saint atypique, sorte de migrant permanent, pauvre parmi les pauvres qu’on nommait « pèlerin de l’Absolu ». Sa prédication risque de nous réserver quelques surprises et l’interprétation de cette vie hors normes, par un prêtre africain va sûrement apporter un éclairage nouveau, intéressant.

Qui est concerné par ce pèlerinage ?

Tous ! Ceux qui cherchent, hésitent, ont peur, ceux qui veulent et ceux qui n’ont plus une once de volonté…ceux qui pleurent, angoissent, se révoltent…,ceux qui veulent prier et ceux qui ne veulent ou ne peuvent plus prier…, ceux qui ont la joie au cœur et l’envie de la partager…ceux qui ont besoin des autres et du « Tout-Autre »….et ceux qui croient n’avoir besoin de rien ni de personne !

Bien sûr ce pèlerinage s’adresse tout particulièrement aux habitants de toutes les paroisses du Groupement de Lalbenque puisque ce temps de ressourcement, vécu ensemble, permettra ensuite à chacun, de mieux vivre sa mission, d’être témoin au quotidien. Nous avons entendu l’appel insistant du père Jean-Martin.
L’autre jour, lors d’un repas de fête de village, Josiane ( ce n’est pas son vrai prénom), de l’Hospitalet, me demandait : « ça existe encore le pèlerinage à St Benoît ? Je me souviens, mes parents m’y amenaient avec la charrette à cheval »….et suivent mille souvenirs. Eh bien, oui, ça existe encore, alors, avis à tous les nostalgiques : vous pouvez reprendre le chemin vers St Hilaire, pour « aller à St Benoît », comme on disait ! En voiture peut-être cette fois ; mais ne venez pas rechercher le passé car Benoît comme le Christ allait toujours de l’avant !

Pour ce 122e pèlerinage, nous attendons aussi, comme les années précédentes des pèlerins venus des 4 coins du Lot et des autres départements environnants. Que ces derniers n’hésitent pas à appeler ( 06 82 47 60 13) s’ils souhaitent dormir sur place, nous trouverons des habitants prêts à accueillir ces « Benoîts » de 2017.

Qui était Benoît- Joseph Labre ?

Il est né à Amettes en 1748, dans le Pas de Calais, fils d’un cultivateur et d’une mercière, aîné de 15 enfants. Dans sa vie, Benoît a essuyé échec sur échec, mais a toujours su garder la paix du cœur. Quand il voyait les portes des monastères se fermer, sa tristesse et ses angoisses passagères n’allaient jamais jusqu’au désespoir et il se remettait toujours en route, cherchant inlassablement son But. Couchant dans les fossés, vivant du peu qu’on lui donnait, obéissant à cet appel intérieur si déroutant, à ce Dieu qui le voulait « ailleurs » ! Il était moine dans l’âme, épris de silence et de prière, la route devenait son cloître. Besace sur l’épaule, crucifix à la main, il parcourut l’Europe (30.000kms), passant de sanctuaire en sanctuaire avant de s’établir à Rome, d’où il fit de nombreux trajets à Notre Dame de Lorette. Il mourut, à 35 ans le 16 avril 1783, dans un total dénuement mais fut aussitôt acclamé comme un saint.

L’ esprit du pèlerinage me rappelle ces quelques lignes de Dom Helder Camara : « la Mission, c’est partir, marcher, tout laisser, sortir de soi, casser la carapace de notre égoïsme….cesser de tourner en rond sur nous-mêmes comme si nous étions le centre du monde et de la vie….cesser de nous bloquer sur les problèmes du petit univers auquel nous appartenons….La Mission, c’est surtout s’ouvrir aux autres comme frères et sœurs, les connaître, les rencontrer… »

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