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	<title>L'actualit&#233; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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	<description>Site Internet du Dioc&#232;se de Cahors. Actualit&#233;s et Informations sur la vie de notre dioc&#232;se, de ses mouvements et de ses paroisses.</description>
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		<title>L'&lt;span&gt;actualit&#233;&lt;/span&gt; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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		<title>Bienheureux Antoine Auriel-Constant</title>
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		<description>&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; b&#233;atifi&#233; le 1er octobre 1995 avec 64 autres pr&#234;tres et religieux, ses compagnons martyrs des pontons de Rochefort par le pape Jean-Paul II.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/sanctuaires-et-pelerinages/saints-saintes-martyrs-papes/Antoine-Auriel-Constant/" rel="directory"&gt;Antoine Auriel-Constant&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH144/arton1835-a5e3b.jpg?1744198388' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='144' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; b&#233;atifi&#233; le 1er octobre 1995 avec 64 autres pr&#234;tres et religieux, ses compagnons &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Pontons_de_Rochefort&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;martyrs des pontons de Rochefort&lt;/a&gt; par le pape Jean-Paul II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Boisset&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'abb&#233; Paul Boisset&lt;/a&gt; (1917-2006), ancien cur&#233; de Lamothe-F&#233;nelon, po&#232;te, compositeur, chanteur, et biographe du bienheureux Antoine Auriel-Constant (1764-1794).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autres liens&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_pontons_de_rochefort.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les pontons de Rochefort&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs pr&#234;tres du Lot ont donn&#233; leur vie par le martyr. Le premier saint de Chine est Jean-Gabriel Perboyre, n&#233; &#224; Montgesty pr&#233;s de Catus en 1802. Parti missionnaire en Asie, il refusera de renier sa foi et apr&#232;s des tortures, mourra par strangulation le 11 septembre 1840. Il sera canonis&#233; par le pape Jean Paul II en 1996. Avant lui, les pr&#234;tres pers&#233;cut&#233;s sous la Terreur, en 1794, &#224; la fin de la R&#233;volution fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES PR&#202;TRES R&#201;FRACTAIRES LORS DE LA R&#201;VOLUTION FRAN&#199;AISE &lt;br class='autobr' /&gt;
Antoine Auriel Constant est de ceux-l&#224;. N&#233; &#224; Manobre (d&#233;pendant alors de Fajoles, dioc&#232;se de Cahors) le 19 avril 1764, il est l'ain&#233; de sept enfants d'une famille rurale implant&#233;e dans le Nord de la Bouriane depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations. D&#233;s le lendemain, il est baptis&#233; &#224; l'&#233;glise de Fajoles, par son oncle, l'abb&#233; Lespinasse, cur&#233; de la paroisse. Lequel tiendra une grande place dans la vie d'Antoine. Apr&#232;s des &#233;tudes de th&#233;ologie au grand s&#233;minaire de Cahors, il est ordonn&#233; pr&#234;tre du dioc&#232;se le 29 novembre 1790. Quelques semaines avant le d&#233;cret de l'Assembl&#233;e nationale du 26 d&#233;cembre 1790, imposant au clerg&#233; de pr&#234;ter le serment constitutionnel, tendant &#224; s&#233;parer de Rome l'&#201;glise de France. Les membres du clerg&#233; qui approuvent deviennent des pr&#234;tres constitutionnels. Selon Mirabeau &#034;Le service des autels est une fonction publique. La religion appartient &#224; tous. Il faut que ses ministres soient &#224; la solde de la nation&#034;. Apr&#232;s son ordination, Antoine revient quelque temps dans sa famille dans le Gourdonnais. N'&#233;tant pas encore &#034;fonctionnaire public&#034;, il n'est pas soumis &#224; pr&#234;ter serment, m&#234;me s'il assure quelque minist&#232;re aupr&#232;s de son oncle &#224; Fajoles et dans les environs. Mais voil&#224; que son village change de paroisse, il devient annexe de Calviac (actuellement en Dordogne). Ainsi devient-il vicaire du cur&#233; de Calviac, pay&#233; officiellement au traitement de 700 livres annuelles. Jusqu'au 28 avril 1792, date &#224; laquelle il est arr&#234;t&#233;, accus&#233; d'avoir imparti la b&#233;n&#233;diction nuptiale &#224; deux citoyens d&#233;j&#224; mari&#233;s par le cur&#233; constitutionnel de Carsac.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lendemain, il est pr&#233;sent&#233; &#224; la Maison de Justice de P&#233;rigueux, &#034;escort&#233; de trois gendarmes nationaux&#034; qui le d&#233;crivent sur le registre comme un homme &#034;au physique mince et pointu, aux cheveux ch&#226;tain&#034; : Les seules indications que nous ayons de son portrait. &lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rant que &#034;le d&#233;lit n'est pas m&#233;rit&#233;&#034;, le jeune pasteur est rel&#226;ch&#233; par le Tribunal et revient &#224; Calviac. Le 10 novembre 1793, il doit se pr&#233;senter, &#224; nouveau, avec d'autres pr&#234;tres, &#224; P&#233;rigueux pour ne pas avoir sign&#233; le serment constitutionnel. Devenant pr&#234;tre r&#233;fractaire, il est consid&#233;r&#233; comme suspect, devant rester &#034;&#224; disposition de la justice pour arrestation, embarquement et d&#233;portation&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARTYRIS&#201; DURANT LA TERREUR&lt;br class='autobr' /&gt;
Et le 11 d&#233;cembre 1793, avec une cinquantaine de pr&#234;tres, il est convoy&#233; &#224; pied, de gendarmerie en gendarmerie, de P&#233;rigueux &#224; Rochefort. Ils sont ainsi, quelques 1 400 pr&#234;tres venus du Grand Sud Ouest, achemin&#233;s vers les grands ports de l'Atlantique, destin&#233;s &#224; &#234;tre d&#233;port&#233;s en Guyane. Les conditions de voyage sont p&#233;nibles : ils sont parfois pris en piti&#233; mais tr&#232;s souvent livr&#233;s &#224; la population, hu&#233;s, humili&#233;s, menac&#233;s de mort. Avec Auriel-Constant, ils sont 829, &#224; entrer &#224; Rochefort. Cette ville r&#233;volutionnaire a les prisons pleines. Le Ministre de la Marine ordonne le transfert des prisonniers sur la Charente, sur deux anciens vaisseaux &#034;n&#233;griers&#034;, ayant servi pour la traite des Noirs et le transport du charbon, les &#034;pontons&#034; (bateaux d&#233;m&#226;t&#233;s, &#224; fond plat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#201;PORT&#201; SUR UN PONTON DANS LA BAIE DE ROCHEFORT&lt;br class='autobr' /&gt;
L'embarquement d'Auriel-Constant a lieu le 25 mars 1794 &#224; bord du ponton &#034;Les Deux Associ&#233;s&#034;. Mais pour les pr&#234;tres, les conditions sont encore plus affreuses qu'elles ne l'&#233;taient pour les esclaves, car il ne s'agit plus seulement de &#034;marchandise&#034; humaine &#224; conserver mais d'ennemis &#224; &#233;liminer. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Ces hommes &#233;taient ray&#233;s du Livre de la R&#233;publique. On m'avait demand&#233; de les faire mourir sans bruit.&#8230;&#034;, &#233;crira Laly, le tr&#232;s jeune capitaine du navire. Lequel conduira le ponton jusqu'&#224; l'estuaire de la Charente entre les &#238;les d'Aix et Madame. Car, la destination vers la Guyane, personne ne l'envisage plus, parce qu'avec le blocus des c&#244;tes par les Anglais, c'est impossible. On se contente donc de jeter l'ancre dans la baie de Rochefort et c'est l&#224; que resteront les deux pontons. Un long calvaire pour les pr&#234;tres r&#233;fractaires. Dans un entrepont de quarante places, quatre cents pr&#234;tres sont entass&#233;s. Ils doivent rester allong&#233;s sur le c&#244;t&#233; sans pouvoir se soulever. Ils sont enferm&#233;s douze heures par jour, agonisants, l'air est irrespirable. Le matin pour d&#233;sinfecter les lieux, les matelots apportent un tonneau de goudron. Il se d&#233;gage une odeur naus&#233;abonde et une fum&#233;e &#233;touffante. Le jour pendant des heures, ils doivent rester debout, &#224; l'avant du navire, sous le vent, le soleil, la pluie. Et dorment &#224; m&#234;me sur les planches du navire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;C'&#201;TAIT UN HOMME TR&#200;S AIMABLE SE SACRIFIANT POUR SES FR&#200;RES&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
A cela s'ajoute les brimades de l'&#233;quipage qui fait subir maintes tortures aux prisonniers. Il est impossible de c&#233;l&#233;brer la messe. C'est en vain que les pers&#233;cuteurs les emp&#234;chent d'adresser publiquement des pri&#232;res. Ces pr&#234;tres &#233;tonnent leurs bourreaux par leur s&#233;r&#233;nit&#233;, leur patience, voire leur joie. L'un d'eux, l'abb&#233; S&#233;bastien qui survivra, &#233;crit : &#034;Nous &#233;tions les plus malheureux des hommes et les plus heureux des chr&#233;tiens&#034;. Au fil des semaines, les conditions &#224; bord se d&#233;gradent &#224; cause des conditions de vie &#034;exc&#233;d&#233;s de travaux, mourant de faim, &#224; demi-nus, ayant la mort sans cesse devant les yeux&#034; et par l'arriv&#233;e de nombreuses maladies : gale, scorbut, dysenteries. Pour essayer de circonscrire la contamination, on amarre &#224; c&#244;t&#233; des navires, deux chaloupes qui servent d'h&#244;pital. On y met les malades les plus atteints, les pr&#234;tres volontaires servant d'infirmiers. C'est dans cet emploi qu'Auriel va se distinguer. L&#224; nous ne pouvons que reproduire la notice qu'un autre pr&#234;tre, l'abb&#233; Labiche (de Limoges) lui consacre : &#034;Constant, du dioc&#232;se de Cahors f&#251;t l'un des premiers qui donna l'exemple de se sacrifier pour ses fr&#232;res dans le p&#233;rilleux emploi d'infirmier. Nous le regrett&#226;mes unanimement. C'&#233;tait un tr&#232;s aimable homme, dou&#233; d'un c&#339;ur sensible et d'une belle &#226;me. Son ext&#233;rieur tout seul pr&#233;venait singuli&#232;rement en sa faveur&#034;. En juin, survint une nouvelle &#233;pid&#233;mie de chol&#233;ra et de typhus. Le 16 juin 1794, Antoine Auriel d&#233;c&#232;de. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il sera enterr&#233; &#224; l'&#238;le d'Aix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE SILENCE EST UN MESSAGE DE TOL&#201;RANCE TR&#200;S FORT&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1910 a lieu le premier p&#232;lerinage sur l'&#238;le Madame, en l'honneur des pr&#234;tres d&#233;port&#233;s des pontons, &#224; la demande de l'&#233;v&#234;que de La Rochelle. Chaque ao&#251;t, le p&#232;lerin qui maintenant vient en nombre peut d&#233;poser un galet sur la lande (pour construire des croix) et prier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Valentin, 25 ans, est de ceux-la. &#034;L''histoire de ces pr&#234;tres oubli&#233;s est un moment d'&#233;motion. Le bilan a &#233;t&#233; lourd. Sur 829 pr&#234;tres arriv&#233;s, il y eut 547 morts. Les rescap&#233;s ont fait entre eux, le serment de taire leurs souffrances v&#233;cues sur ces navires-prisons pour ne pas attiser les haines, ne pas raviver les tensions. C'est un message de tol&#233;rance tr&#232;s fort&#034; insiste le jeune homme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Soixante-quatre d'entre-eux, (pour lesquels sont rest&#233;s des t&#233;moignages) seront b&#233;atifi&#233;s le 1er octobre 1995, par le pape Jean Paul II. Parmi lesquels, le Lotois Antoine Auriel-Constant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; D&#233;cup&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Un autre pr&#234;tre du Lot, G&#233;raud P&#233;beyre, n&#233; au Roc pr&#233;s de Souillac, vicaire &#224; Boissi&#233;res, embarqu&#233; lui aussi sur &#034;Les Deux Associ&#233;s&#034; est mort martyr le 20 aout 1794 dans la baie de Rochefort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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