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	<title>L'actualit&#233; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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	<description>Site Internet du Dioc&#232;se de Cahors. Actualit&#233;s et Informations sur la vie de notre dioc&#232;se, de ses mouvements et de ses paroisses.</description>
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		<title>L'&lt;span&gt;actualit&#233;&lt;/span&gt; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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		<title>Journ&#233;e de secteur des &#201;quipes Notre-Dame,</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/article/journee-de-secteur-des-equipes</link>
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		<dc:date>2026-04-20T07:55:13Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dimanche 19 avril 2026 - 3&#176; dimanche de P&#226;ques. Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/evequecamiade-33-319a6.png?1776671773' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 19 avril 2026, S&#233;niergues.&lt;br class='autobr' /&gt;
3&#232;me dimanche de P&#226;ques. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vangile des disciples d'Emma&#252;s nous apporte de tr&#232;s nombreux enseignements. Il s'agit presque d'un r&#233;sum&#233; des &#233;l&#233;ments que l'on trouve aussi ailleurs sur l'exp&#233;rience de la rencontre avec J&#233;sus ressuscit&#233;. Il nous apporte donc de nombreux rep&#232;res pour entretenir notre amiti&#233; avec J&#233;sus-Christ, vivant chaque jour &#224; nos c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais souligner le rapport entre l'intelligence, la m&#233;moire et la sensibilit&#233;. J&#233;sus se plaint du manque d'intelligence et de la lenteur &#224; croire de nos deux gars qui s'en retournent tout tristes vers leur village d'Emma&#252;s. Mais l'&#233;vang&#233;liste nous pr&#233;cise aussi qu'au d&#233;but, leurs yeux sont emp&#234;ch&#233;s de reconna&#238;tre J&#233;sus, puis, qu'apr&#232;s qu'il a rompu le pain, leurs yeux s'ouvrirent. Eux-m&#234;mes se souviennent alors que leur c&#339;ur &#233;tait tout br&#251;lant quand J&#233;sus leur parlait sur la route. Voir et avoir le c&#339;ur br&#251;lant, ce sont des exp&#233;riences sensibles. Les sensations comptent beaucoup sur la route d'Emma&#252;s, de m&#234;me que la m&#233;moire de ce qui s'est pass&#233;. Et compte aussi l'intelligence m&#234;me si J&#233;sus la juge assez limit&#233;e, ce qui ne l'emp&#234;che pas de lui faire appel, puisqu'il leur parle sur la route. Pourtant, les disciples qui se souviennent, apr&#232;s la fraction du pain, se rappellent surtout de l'&#233;motion ressentie &#8212;leurs c&#339;urs tout br&#251;lants&#8212; pendant que J&#233;sus essayait de stimuler leur intelligence en leur ouvrant les &#201;critures. Bref, il y a de nombreuses interactions entre l'intelligence, la m&#233;moire et la sensibilit&#233; de ces deux disciples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que cela nous apprend pour notre vie avec J&#233;sus ? D'abord qu'il ne faut n&#233;gliger aucun de ces aspects de notre personne (intelligence, m&#233;moire et sensibilit&#233;), si nous voulons que J&#233;sus ressuscit&#233; soit r&#233;ellement au centre de notre foi et de notre vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos personnalit&#233;s sont vari&#233;es et peut-&#234;tre avons-nous tendance &#224; vivre dans notre t&#234;te, &#224; aborder la foi de fa&#231;on surtout c&#233;r&#233;brale parce que peut-&#234;tre, notre intelligence est vive et nous sommes &#224; l'aise avec une approche intellectuelle de la vie. C'est excellent, mais il nous faut comprendre que cela ne suffit pas pour croire vraiment que J&#233;sus est vivant. Il faut encore nous laisser toucher &#233;motionnellement et que notre m&#233;moire se nourrisse des &#233;v&#233;nements de notre vie spirituelle. Cela dit, pour ce qui est de l'intelligence de la foi, il n'y a peut-&#234;tre pas que des champions parmi nous. Peut-&#234;tre sommes-nous aussi des paresseux et nous nous reposons sur quelques principes inculqu&#233;s depuis notre enfance et glan&#233;s sur internet ou en regardant &lt;i&gt;The Chosen&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus demande plus &#224; ses disciples. Il les enseigne longuement. Chaque dimanche, l'&#201;glise continue cet enseignement en nous faisant lire des textes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Pendant le temps pascal, on lit moins l'Ancien Testament et la premi&#232;re lecture est tir&#233;e des Actes des Ap&#244;tres. Cela aussi, c'est un enseignement : l'Ancien Testament nous raconte l'histoire de Dieu avec les hommes avant l'Incarnation de J&#233;sus et les Actes des Ap&#244;tres nous montrent que cette histoire de Dieu avec les hommes n'est pas termin&#233;e mais qu'elle se continue apr&#232;s la r&#233;surrection avec l'histoire de l'&#201;glise. L'Ancien Testament, sans pouvoir deviner exactement ce que serait l'Incarnation, la vie, la mort et la r&#233;surrection de J&#233;sus ne cesse pas de l'annoncer en figures et en images, comme par exemple le roi David qui montait sur le mont des oliviers en pleurant, l&#224; o&#249; plus tard J&#233;sus sera en agonie. Isaac porte sur son dos le bois de son propre holocauste comme J&#233;sus portera le bois de sa croix. Ou, bien s&#251;r, la figure tr&#232;s &#233;tonnante du serviteur souffrant d'Isa&#239;e ainsi que le psaume 21 qui annoncent tellement de d&#233;tails de la passion de J&#233;sus et nous aident &#224; en comprendre la signification. En outre, chaque victoire de Dieu avec son Peuple est une pr&#233;figuration de la victoire d&#233;finitive de Dieu sur la mort qu'est la r&#233;surrection de J&#233;sus. Et les batailles nombreuses et souvent impitoyables de l'ancien Testament pr&#233;figurent toutes le combat de J&#233;sus contre le satan et toutes les forces mal&#233;fiques. Sans parler, bien s&#251;r, de la lib&#233;ration des H&#233;breux et leur sortie d'&#201;gypte qui annoncent que la gr&#226;ce du Seigneur J&#233;sus va nous lib&#233;rer du p&#233;ch&#233;, nous donner la force d'en &#234;tre victorieux. Dans la premi&#232;re lecture de ce jour, saint Pierre dans son discours apr&#232;s la Pentec&#244;te montre lui-m&#234;me comment la r&#233;surrection de J&#233;sus avait &#233;t&#233; annonc&#233;e par le psaume 16 qui faisait dire au Messie : &#171; &lt;i&gt; tu ne peux m'abandonner au s&#233;jour des morts&lt;/i&gt; &#187;. Tout cela, depuis saint Pierre et la Pentec&#244;te, sous l'inspiration de l'Esprit Saint, l'&#201;glise dans sa liturgie nous l'apprend et nous le fait comprendre, elle nourrit notre intelligence du myst&#232;re du Christ par toutes sortes d'images et c'est tr&#232;s important. D'autant plus important qu'&#224; notre &#233;poque o&#249; l'imagination est tr&#232;s souvent torpill&#233;e par de nombreux clich&#233;s disponibles sur des &#233;crans qui ne sont pas toujours des images de la v&#233;rit&#233; et parfois m&#234;me blessent et d&#233;forment gravement notre intelligence. Celle-ci ne peut en gu&#233;rir qu'en se nourrissant des nombreuses figures et images bibliques qui r&#233;parent en nous la faiblesse de notre compr&#233;hension du r&#233;el. Nous gagnerons aussi beaucoup &#224; nourrir notre imagination avec la vie des saints. Lire et m&#233;diter la vie des saints est tr&#232;s important en famille pour d&#233;velopper une intelligence et une culture collective faite de profondes v&#233;rit&#233;, montrant comment on vit avec J&#233;sus au quotidien. Tout cela, peu &#224; peu, gu&#233;rit notre intelligence de la foi. J&#233;sus n'a donc pas enseign&#233; pour rien les disciples d'Emma&#252;s mais bien pour gu&#233;rir l'intelligence dont il avait identifi&#233; les failles et qui provoquait leur lenteur &#224; croire ce qu'ont dit les proph&#232;tes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques r&#233;flexions sur la m&#233;moire. Il y a des personnes qui ressassent sans arr&#234;t le pass&#233;. Leur m&#233;moire est tr&#232;s bien remplie, tellement remplie qu'elle occupe tout leur c&#339;ur. On parle quelquefois de la nostalgie comme d'un sentiment tr&#232;s n&#233;gatif, mais c'est peut-&#234;tre injuste, car tout est une question d'&#233;quilibre. Notre m&#233;moire aussi est tr&#232;s importante. L'Eucharistie est un m&#233;morial, pas seulement parce qu'elle nous fait nous souvenir de la mort et de la r&#233;surrection de J&#233;sus mais surtout parce qu'elle les rend de nouveau pr&#233;sents, non seulement &#224; notre esprit par un exercice de la m&#233;moire, mais r&#233;ellement, parce que, comme pour les disciples d'Emma&#252;s, J&#233;sus nous y rejoint et s'y rend pr&#233;sent par la puissance de son Esprit. Ceci est son corps, ceci est son sang, ce ne sont pas des images (car nous ne voyons que le pain et le vin) ni seulement des souvenirs, c'est la r&#233;alit&#233;. C'est une actualisation de l'&#233;v&#233;nement de sa mort, rendu possible par la puissance de sa r&#233;surrection. A la fraction du pain, les disciples d'Emma&#252;s reconnaissent enfin que J&#233;sus est pr&#233;sent avec eux depuis qu'il les a rejoints et ils comprennent qu'il est vivant. Faire m&#233;moire des &#233;v&#233;nements de notre vie spirituelle est donc tr&#232;s important pour pouvoir offrir notre vie au Seigneur, en communion avec lui qui s'offre de fa&#231;on toujours actuelle dans le saint sacrifice de la messe. Pour des &#233;poux, se souvenir de leur engagement est vital. Se souvenir de ce que nous aimerions offrir au Seigneur est toujours b&#233;n&#233;fique. Nos peines, nos joies, nos rencontres, les progr&#232;s des enfants, les &#233;preuves, les moments de tension, les moments de d&#233;tente, les &#233;checs comme les succ&#232;s, tout peut &#234;tre offert au Seigneur si nous le portons dans notre m&#233;moire pour l'offrir dans le m&#233;morial de la passion qu'est la messe. A Emma&#252;s, les disciples qui ont particip&#233; &#224; la fraction du pain o&#249; ils reconnaissent J&#233;sus font aussit&#244;t m&#233;moire de ce qu'ils ont v&#233;cu avec lui sur la route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, un mot sur la sensibilit&#233;. Il y aurait beaucoup &#224; dire sur la culture de l'&#233;motion dans laquelle nous vivons tous et sur la n&#233;cessaire &#233;vang&#233;lisation de notre sensibilit&#233;. Je souligne simplement que parce que J&#233;sus est vivant, il n'est pas surprenant que nous le sentions pr&#233;sent, &#224; certains moments. Mais nous voyons aussi comment les disciples sont emp&#234;ch&#233;s de le voir, puis leurs yeux s'ouvrent, mais aussit&#244;t, il dispara&#238;t &#224; leurs regards. D&#233;j&#224;, J&#233;sus avait fait semblant d'aller plus loin, mais ce sont eux qui l'ont retenu. J&#233;sus ressuscit&#233; est tr&#232;s discret. Il ne s'impose pas. Dans notre vie de foi, c'est pareil. J&#233;sus ne nous maintient pas sans cesse dans le sentiment de sa pr&#233;sence. Il ne nous capte pas, ne nous manipule pas et de se sert pas de nos &#233;motions. Quand il dispara&#238;t et que nous ne sentons plus sa pr&#233;sence, il nous faut aller chercher plus en profondeur que les &#233;motions ext&#233;rieures pour retrouver le sentiment de sa pr&#233;sence, pour retrouver la joie de le savoir vivant et pr&#233;sent pr&#232;s de nous. Notre sensibilit&#233; s'&#233;vang&#233;lise en s'int&#233;riorisant. D'o&#249; l'oraison, le silence, la patience pour entrer plus profond en soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus est vivant, croyons-le avec toute notre intelligence, conservons dans notre m&#233;moire vive de tout ce qu'il fait pour nous ou avec nous et laissons-le purifier de l'int&#233;rieur notre exp&#233;rience de sa bont&#233; pour pouvoir vraiment en t&#233;moigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alleluia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ev&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Confirmations</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/article/confirmations-5752</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dimanche 12 avril 2026 - Limogne-en-Quercy. Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/1eveque-camiade-2-1f54b.png?1776072003' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 12 avril 2026 - Limogne-en-Quercy.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis vraiment tr&#232;s heureux d'&#234;tre avec vous ce matin pour c&#233;l&#233;brer le dimanche de la divine mis&#233;ricorde et les confirmations de ces jeunes et jeunes adultes. Le temps de P&#226;ques est un temps b&#233;ni o&#249; la joie est partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant notre monde semble souvent aller mal. Les guerres, les tensions politiques et les clivages sociaux, les conflits familiaux ou parfois au sein de nos communaut&#233;s chr&#233;tiennes&#8230; J&#233;sus n'avait pas promis qu'apr&#232;s son Ascension dans le ciel, tout allait bien se passer sur terre. Et c'est la r&#233;alit&#233;, en tout cas, une partie de la r&#233;alit&#233;. Mais ce qu'il a promis, c'est d'&lt;i&gt;&#234;tre avec nous tous les jours jusqu'&#224; la fin des temps&lt;/i&gt; (cf. Mt 28,20). Et c'est bien ce qu'ont d&#233;couvert nos confirmands d'aujourd'hui. J&#233;sus est toujours &#224; nos c&#244;t&#233;s. Il nous a aussi promis de nous envoyer son Esprit d'aupr&#232;s du P&#232;re. Et c'est ce qui s'est manifest&#233; &#224; la Pentec&#244;te. Mais c'est aussi ce que nous pouvons toujours exp&#233;rimenter dans les sacrements, o&#249; l'Esprit Saint nous rejoint. C'est-&#224;-dire que l'Amour de Dieu, l'amour entre le P&#232;re et le Fils, l'Amour qui se communique et qui unit dans la vraie libert&#233; tous les enfants de Dieu vient toucher nos &#226;mes et nous permettre de vivre de la vie de Dieu, de laisser Dieu vivre en nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, dans ce monde dont nous voyons si facilement les blessures et les failles, nous pouvons regarder aussi ce que Dieu accomplit, la bont&#233; qui jaillit de nombreux c&#339;urs humains, le d&#233;sir du bien, l'amour des fianc&#233;s qui veulent se donner pour toujours, l'engagement des jeunes et aussi des moins jeunes qui veulent suivre J&#233;sus en vivant selon l'&#201;vangile, mais aussi toutes les formes de gestes, m&#234;me les plus ordinaires, accomplis au service des autres, au service du bien, au service de la paix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus ne cesse de souhaiter la paix &#224; ses disciples. Dans l'&#201;vangile d'aujourd'hui, il leur dit trois fois &#171; &lt;i&gt;la paix soit avec vous&lt;/i&gt; &#187;. Vous avez s&#251;rement remarqu&#233;, cette formule est aussi celle que l'&#233;v&#234;que dit au d&#233;but de chaque c&#233;l&#233;bration pour saluer l'assembl&#233;e. Et c'est aussi la parole que notre cher pape L&#233;on XIV a dite en premier le jour de son &#233;lection, quand il est apparu &#224; la loggia de la basilique Saint-Pierre : &#171; &lt;i&gt;la paix soit avec vous&lt;/i&gt; &#187;. Dans l'&#201;vangile d'aujourd'hui, J&#233;sus salue une premi&#232;re fois ses disciples (Thomas &#233;tant absent), puis il leur montre ses plaies, ses mains et son c&#244;t&#233; transperc&#233;s. Il leur montre les souvenirs laiss&#233;s par sa crucifixion et sa mort. Il leur rappelle ainsi qu'il est pass&#233; par la croix et, bien s&#251;r, ces signes sur son corps attestent que c'est bien lui, leur Seigneur et Ma&#238;tre qui a &#233;t&#233; crucifi&#233; mais qui est vivant de nouveau. Mais le souvenir de la croix est triste et peut perturber la foi de ses disciples, de la m&#234;me mani&#232;re que lorsque nous pensons aux guerres, aux f&#226;cheries, aux moments douloureux de nos existences ou aux contre-t&#233;moignages qui peuvent exister aussi au sein de l'&#201;glise, nous sommes souvent troubl&#233;s. Notre foi est bouscul&#233;e, refroidie. Nous ne savons pas toujours bien comprendre ce qui se passe et nous sommes d&#233;stabilis&#233;s. Mais J&#233;sus, apr&#232;s avoir montr&#233; ses mains et son c&#244;t&#233; transperc&#233;s, les signes qui rappellent sa croix, aussit&#244;t redit une seconde fois &#171; &lt;i&gt;la paix soit avec vous&lt;/i&gt; &#187;. Et les disciples en avaient bien besoin, comme nous aussi, nous avons besoin que le Christ nous rassure et nous console des mis&#232;res de ce monde, des mis&#232;res que nous subissons dans le corps dans la soci&#233;t&#233;, dans le corps de l'&#201;glise ou dans notre propre corps physique, mais aussi des mis&#232;res que nous portons en nous-m&#234;mes avec nos contradictions et nos combats int&#233;rieurs, avec nos l&#226;chet&#233;s ou nos paroles violentes, nos jugements, nos &#233;go&#239;smes, nos indiff&#233;rences ou nos m&#233;pris des autres. Tout cela, nous devons le jeter dans la mis&#233;ricorde de J&#233;sus pour qu'il nous apaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que J&#233;sus souffle sur ses disciples et leur dit &#171; &lt;i&gt;recevez l'Esprit Saint&lt;/i&gt; &#187;. Cet Esprit qu'ils re&#231;oivent est assorti d'une mission : remettre les p&#233;ch&#233;s. C'est ici un des moments o&#249; l'on comprend que J&#233;sus a institu&#233; le sacrement de la confession. Pour qu'un pr&#234;tre, rev&#234;tu, gr&#226;ce &#224; l'Esprit-Saint re&#231;u &#224; son ordination, du pouvoir de remettre les p&#233;ch&#233;s puisse accomplir cette mission, il faut qu'il ait entendu l'aveu des p&#233;ch&#233;s qu'il doit pardonner car un discernement lui est demand&#233; : &#171; &lt;i&gt;&#192; qui vous remettrez ces p&#233;ch&#233;s, ils seront remis ; &#224; qui vous maintiendrez ses p&#233;ch&#233;s, ils seront maintenus&lt;/i&gt; &#187;. J&#233;sus a donn&#233;-l&#224; &#224; ses Ap&#244;tres et &#224; leurs successeurs dans le minist&#232;re Apostolique, une t&#226;che tr&#232;s belle mais aussi tr&#232;s grave, tr&#232;s s&#233;rieuse : entendre l'aveu de la mis&#232;re humaine pour la recouvrir de la mis&#233;ricorde divine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et J&#233;sus r&#233;p&#232;tera encore une troisi&#232;me fois &#171; &lt;i&gt;la paix soit avec vous&lt;/i&gt; &#187;, mais cette fois-ci lors d'une autre visite &#224; ses Ap&#244;tres, alors que Thomas &#8212;qui &#233;tait absent la premi&#232;re fois&#8212; sera pr&#233;sent avec eux. A Thomas, il propose non seulement de voir ses mains et son c&#244;t&#233; transperc&#233;s, mais de mettre son doigt dans les plaies pour qu'il puisse croire. Mais c'&#233;tait aussi pour nous que J&#233;sus a dit &#224; Thomas de toucher ses plaies, c'&#233;tait pour nous aider &#224; croire que les Ap&#244;tres n'ont pas eu une hallucination et que la r&#233;surrection est bien la r&#233;surrection du corps et non une simple survie de l'&#226;me. Cela nous montre en m&#234;me temps que, si les plaies de J&#233;sus sont si importantes pour renforcer la foi, les plaies de l'&#201;glise et les plaies du monde le sont aussi. Si J&#233;sus n'a pas effac&#233; le mal de la terre c'est qu'il veut que nous le traversions avec confiance, dans l'esp&#233;rance, dans la foi, et m&#234;me dans la joie d'offrir avec J&#233;sus nos &#233;preuves &#224; Dieu notre P&#232;re pour qu'il en fasse des occasions d'actes d'amour pur, d'amour d&#233;sint&#233;ress&#233;, des occasions d'actes de mis&#233;ricorde et de pardon des offenses, des occasions de bont&#233; gratuite, sans rien attendre en retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recevoir le sacrement de la confirmation, c'est passer du stade infantile de la gr&#226;ce o&#249; l'on boit le lait maternel sans se poser de question lors de son bapt&#234;me, o&#249; l'on est soutenu, accompagn&#233;, port&#233;, au stade adulte de la foi et de la gr&#226;ce, o&#249; l'on assume aussi bien les peines que les joies, les &#233;preuves que les consolations, les blessures que les gu&#233;risons. On peut l'assumer dans sa vie de foi si l'on regarde J&#233;sus qui montre ses plaies, qui est ressuscit&#233; mais a donn&#233; un sens positif &#224; ses souffrances, elles ne sont pas tant les marques de sa souffrance, que les marques de son amour sans limites, de son amour pour les p&#233;cheurs que nous sommes, de son amour qui nous a ouvert les portes de ciel pour habiter un jour avec Lui, en communion avec toute la Cr&#233;ation r&#233;concili&#233;e et sauv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre baptis&#233;, c'est d&#233;j&#224; &#234;tre plong&#233; dans la mort avec le Christ pour ressusciter avec lui. Recevoir la confirmation de son bapt&#234;me, c'est recevoir un surcro&#238;t de force divine pour aimer en toute circonstance et devenir ainsi t&#233;moins de la paix du Christ, une paix d&#233;sarm&#233;e et d&#233;sarmante comme dirait le pape L&#233;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, laissons l'Esprit Saint fortifier notre foi, la foi quand on voit des signes de la bont&#233; de Dieu, mais aussi la foi quand on n'en voit plus. &#171; Heureux ceux qui croient sans avoir vu &#187; dit J&#233;sus. Laissons-nous habiter par ce bonheur de croire et de nous donner &#224; la suite de J&#233;sus, de traverser le temps de notre existence avec une confiance sans limites en la pr&#233;sence de J&#233;sus &#224; nos c&#244;t&#233;s et en l'avenir de paix et de bonheur pour lequel nous avons &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s et rachet&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen. Alleluia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ev&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Carmel de Figeac / Triple jubil&#233;, religieux, matrimonial et sacerdotal</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Samedi 11 avril 2026. Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/evequecamiade-32-79ba9.png?1776067804' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 11 avril 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;65 ans de profession religieuse de s&#339;ur Monique de J&#233;sus ; 55 ans de mariage de Beno&#238;t et Ghislaine Polom&#233;ni ; 50 ans de sacerdoce de l'abb&#233; Michel Charpentier&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes s&#339;urs, mes p&#232;res, chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2025 nous avons c&#233;l&#233;br&#233; le jubil&#233; des 2025 ans de la naissance du Sauveur. Et cela nous manquait un peu de jubiler, alors nous sommes r&#233;unis ce matin pour un triple jubil&#233;, religieux, matrimonial et sacerdotal. C'est une tradition bien ancr&#233;e dans la vie de l'&#201;glise que de se r&#233;jouir du temps qui est pass&#233; et de la gr&#226;ce re&#231;ue du Seigneur pendant toutes ces ann&#233;es &#233;coul&#233;es. Dieu nous a donn&#233; le temps pour en faire quelque chose et ce que nous faisons dans le temps, quand c'est fait en coop&#233;ration avec l'Esprit Saint, cela a une valeur d'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre et Jean, dans le passage des Actes des Ap&#244;tres que nous avons entendu ce matin &#233;taient tellement heureux de relire et de proclamer ce que J&#233;sus avait fait avec eux, jusqu'&#224; sa mort et sa r&#233;surrection, puis du fait qu'ils ont gu&#233;ri un paralytique en invoquant le nom de J&#233;sus, que malgr&#233; les menaces et les injonctions de ne plus en parler, ils affirmaient : &#171; &lt;i&gt;il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu.&lt;/i&gt; &#187; Et ce qu'ils proclamaient ne pouvait d'autant moins &#234;tre &#233;touff&#233; qu'il &#233;tait &#171; &lt;i&gt;notoire qu'ils avaient fait un miracle&lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;tout le monde rendait gloire &#224; Dieu pour ce qui &#233;tait arriv&#233;&lt;/i&gt; &#187;. C'est ce que nous voulons faire ce matin, rendre Gloire &#224; Dieu pour ce qui nous est arriv&#233; et qui ne serait sans doute jamais arriv&#233; sans la pr&#233;sence de J&#233;sus ressuscit&#233; &#224; nos c&#244;t&#233;s, tout au long de ces 65, 55 ou 50 ann&#233;es &#233;coul&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;vangile de ce matin soul&#232;ve toutefois la difficult&#233; &#224; croire en la r&#233;surrection de J&#233;sus. Marie-Madeleine annonce la nouvelle mais on refuse de la croire. Deux disciples ont vu J&#233;sus en allant &#224; la campagne (il s'agit probablement des disciples d'Emma&#252;s dont parle saint Luc), mais quand ils reviennent l'annoncer aux autres, on ne les croit pas non plus. Et il faut que J&#233;sus se manifeste directement aux onze Ap&#244;tres pour qu'ils commencent &#224; entrer dans la foi et entendent cet appel : &#171; &lt;i&gt;Allez dans le monde entier. Proclamez l'&#201;vangile &#224; toute la cr&#233;ation&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe bien des mani&#232;res d'annoncer l'&#201;vangile, mais il est incontournable de l'annoncer par sa vie. Et c'est pourquoi les jubil&#233;s qui nous poussent &#224; relire nos engagements et &#224; se souvenir de la gr&#226;ce re&#231;ue tout au long de notre histoire font partie de l'annonce de l'&#201;vangile d'une mani&#232;re essentielle, vitale pour surmonter la duret&#233; des c&#339;urs qui refusent de croire. Le k&#233;rygme, annonce synth&#233;tique de la Bonne Nouvelle ne consiste pas seulement &#224; dire que J&#233;sus, le Fils de Dieu est ressuscit&#233; et nous sauve. Il se compl&#232;te par l'affirmation : &#171; &lt;i&gt;nous en sommes t&#233;moins&lt;/i&gt; &#187;. Cela ne peut &#234;tre une simple incantation th&#233;orique. Si nous en sommes t&#233;moins, c'est que J&#233;sus a chang&#233; notre vie, d&#233;j&#224; pendant nos ann&#233;es &#224; son service et dans la fid&#233;lit&#233; &#224; sa parole, &#224; notre vocation, &#224; nos engagements. Les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l'assurance des Ap&#244;tres, malgr&#233; leur simplicit&#233;, mais, &#171; &lt;i&gt;d'autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui &#233;taient avec J&#233;sus&lt;/i&gt;. &#187; Annoncer avec assurance que J&#233;sus est vivant ne suffit pas, il faut encore que tout le monde puisse reconna&#238;tre que nous sommes avec J&#233;sus, que nous avons v&#233;cu en sa pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exigence peut sembler d&#233;mesur&#233;e parce que nous connaissons aussi, et de mieux en mieux au fur et &#224; mesure que les ann&#233;es passent, quelles sont nos faiblesses, nos petites infid&#233;lit&#233;s &#224; la Parole du Seigneur, l'ab&#238;me qu'il y a entre ce que nous sommes appel&#233;s &#224; &#234;tre et ce que nous sommes en r&#233;alit&#233;. Avec plus ou moins de densit&#233;, nous avons v&#233;cu des contradictions, des &#233;checs, des moments o&#249; le Christ lui-m&#234;me nous a sembl&#233; absent ou lointain. Ce que nous avons ressenti alors, n'est s&#251;rement pas la totalit&#233; du r&#233;el, puisque Dieu n'abandonne jamais personne. M&#234;me J&#233;sus, sur la croix, a &#233;prouv&#233; ce sentiment d'&#234;tre abandonn&#233; du P&#232;re. Mais le P&#232;re n'a jamais cess&#233; d'&#234;tre uni &#224; son Fils dans l'Esprit Saint, sans quoi Dieu ne serait pas Dieu. Nos sentiments humains de l'absence de Dieu sont trompeurs en un sens, mais si nous avons pers&#233;v&#233;r&#233; malgr&#233; cela sur le temps long, ils sont surtout le signe que la gr&#226;ce du Seigneur ne nous a pas fait d&#233;faut, m&#234;me quand elle devait aller nous rep&#234;cher dans la fange de notre p&#233;ch&#233;, dans les miasmes de notre ti&#233;deur ou dans le d&#233;couragement de nos heures obscures. C'est une des raisons pour lesquelles les jubil&#233;s sont si importants car ils nous font sortir de l'instantan&#233; qui ne laisse pas bien voir l'&#339;uvre du Dieu invisible pour nous inscrire dans une vision de dur&#233;e o&#249; les lignes que Dieu trace se voient plus clairement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci est tr&#232;s important. Quand Pierre et Jean ont gu&#233;ri l'infirme qui ne pouvait pas marcher en pronon&#231;ant le nom de J&#233;sus, ils n'ont pas eu recours &#224; une formule magique, mais ils ont mis des mots sur ce qu'ils vivaient depuis trois ann&#233;es et qui &#233;tait reconnu par tous, ils &#233;taient avec J&#233;sus, ils ont chemin&#233; avec lui. Ils &#233;taient aussi de ceux qui ont dout&#233; selon le r&#233;cit insistant de saint Marc qui passe son temps &#224; souligner l'incr&#233;dulit&#233; des Ap&#244;tres, ils ont connu les &#233;preuves de la foi, m&#234;me en cheminant avec J&#233;sus, cependant, ils ont pers&#233;v&#233;r&#233; et, finalement, manifest&#233; &#224; tous que ce cheminement avec J&#233;sus &#233;tait source de vie, de renouveau, de r&#233;conciliation, d'enthousiasme et de joie profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce de l'&#201;vangile &#171; &lt;i&gt;&#224; toute la cr&#233;ation&lt;/i&gt; &#187;, selon la formule de saint Marc doit aussi nous aider &#224; r&#233;aliser que personne n'est exclu de la bonne nouvelle. Au moment o&#249; la nature est &#233;prouv&#233;e par la pollution, les d&#233;chets et le d&#233;r&#232;glement climatique, entendre cette Bonne Nouvelle doit r&#233;sonner aussi pour nous d'une fa&#231;on particuli&#232;re. Notre &#233;ternit&#233; promise par la r&#233;surrection de la chair du Christ doit nous inciter aussi &#224; regarder le cosmos d'une mani&#232;re renouvel&#233;e : tout ce que Dieu a fait, il veut le sanctifier. Beaucoup de personnes per&#231;oivent quelque chose de la bont&#233; de Dieu en regardant la cr&#233;ation et, sp&#233;cialement dans nos moments d'obscurit&#233;, n'avons-nous pas besoin simplement de regarder la cr&#233;ation autour de nous. M&#234;me ab&#238;m&#233;e par la fr&#233;n&#233;sie d'activit&#233; de notre humanit&#233; productiviste, une fleur, un arbre ou un oiseau, nous parlent toujours de la beaut&#233; du Cr&#233;ateur. La petite sainte Th&#233;r&#232;se, toute remplie de l'amour du c&#339;ur de J&#233;sus, avouait : &#171; &lt;i&gt;ordinairement je r&#234;ve les bois, les fleurs, les ruisseaux et la mer et presque toujours, je vois de jolis petits enfants, j'attrape des papillons et des oiseaux comme jamais je n'en ai vus&lt;/i&gt; &#187;. Elle avait pu h&#233;riter cette sensibilit&#233; de son p&#232;re, saint Louis Martin, qu'elle voyait &#171; &lt;i&gt;s'asseoir au bord de la citerne et l&#224;, les mains jointes, il contemplait les merveilles de la nature, le soleil dont les feux avaient perdu leur ardeur dorait le sommet des grands arbres, o&#249; les petits oiseaux chantaient joyeusement leur pri&#232;re du soir&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res et s&#339;urs, jubilons et rendons gloire &#224; Dieu ! Nos vies sont ce qu'elles sont, des vies humaines avec leur beaut&#233; et aussi leurs contradictions, mais ce sont des vies divinis&#233;es, ce que nous voyons clairement parce que Dieu nous a rendus capables de les donner. La vie religieuse consiste &#224; s'engager par des v&#339;ux afin de se donner non seulement &#224; chaque instant mais aussi totalement, sur toute la dur&#233;e de sa vie &#224; venir, comme de sa vie pass&#233;e. Le mariage consiste &#224; se donner l'un &#224; l'autre pour une fid&#233;lit&#233; qui dure toute la vie afin de manifester l'amour fid&#232;le du Christ pour son &#201;glise. La gr&#226;ce de l'ordination est conf&#233;r&#233;e &#224; des hommes qui ont re&#231;u le don du c&#233;libat pour qu'ils se donnent enti&#232;rement au service de la sanctification de leurs fr&#232;res et s&#339;urs. La compl&#233;mentarit&#233; des vocations est le signe de la gr&#226;ce multiforme de Dieu qui rejoint chaque personne dans sa singularit&#233; et manifeste la pr&#233;sence personnelle de J&#233;sus qui ne nous fusionne pas dans un magma indistinct mais aime rassembler, dans sa cr&#233;ation r&#233;concili&#233;e, des personnes diverses pour gagner &#224; son P&#232;re de nombreux fils et filles de toutes races, langues, peuples et nations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, pour la beaut&#233; de l'&#201;glise, jubilons et rendons gloire &#224; Dieu. Alleluia. Alleluia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade,&lt;br class='autobr' /&gt;
Ev&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16207 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cahors.catholique.fr/IMG/jpg/3-124.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L500xH434/3-124-c361b.jpg?1776850804' width='500' height='434' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Podcast &#034;Rendez-vous avec notre &#233;v&#234;que&#034; / Avril 2026</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/agenda-homelies-communiques/article/podcast-rendez-vous-avec-notre-5745</link>
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		<dc:date>2026-04-09T14:20:34Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Radio Pr&#233;sence Lot. Actualit&#233;, &#233;changes et r&#233;flexions avec Mgr Laurent Camiade&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/agenda-homelies-communiques/" rel="directory"&gt;Agenda, hom&#233;lies, communiqu&#233;s...&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/carreeveque-5-ad571.png?1775744937' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 9 avril 2026, sur Radio Pr&#233;sence Lot&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Claude Bonnem&#232;re re&#231;oit l'&#233;v&#234;que de Cahors, Monseigneur Laurent Camiade, pour un temps d'&#233;change et de r&#233;flexion autour des questions d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;mission offre un regard &#233;clair&#233; et accessible sur les grands enjeux de notre soci&#233;t&#233;, &#224; la lumi&#232;re des valeurs humaines et spirituelles. Un rendez-vous r&#233;gulier pour mieux comprendre le monde d'aujourd'hui et nourrir le dialogue entre l'&#201;glise et la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
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		<title>Dimanche de P&#226;ques - Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade</title>
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		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Dimanche 5 avril 2026&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/evequecamiade-31-a10f7.png?1775552360' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 5 avril 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience du matin de P&#226;ques comporte bien des &#233;l&#233;ments et trois d'entre eux me semblent fondamentaux et tr&#232;s pertinents pour notre temps. Je les r&#233;sumerai ainsi : d'abord l'acc&#232;s &#224; la foi est libre, croire c'est un acte libre ; ensuite, l'exp&#233;rience de la foi en J&#233;sus ressuscit&#233; est une exp&#233;rience de l'&#201;glise, une exp&#233;rience de fraternit&#233; rayonnante ; enfin, la foi en J&#233;sus ressuscit&#233; s'appuie sur des faits objectifs et sur un enseignement positif qui a sa source en Dieu lui-m&#234;me. Pour le dire autrement et plus simplement encore, la r&#233;surrection de J&#233;sus nous rend libres, nous rend fr&#232;res et nous met en contact avec la V&#233;rit&#233;. Je voudrais m&#233;diter bri&#232;vement avec vous sur ces trois points : libert&#233;, fraternit&#233; et v&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Libert&#233;. Croire, c'est un choix, un acte libre. Mais qui est possible uniquement si Dieu nous a d&#233;j&#224; lib&#233;r&#233;s. Que nous montre l'&#233;vangile ? Marie-Madeleine, cette femme d&#233;livr&#233;e par J&#233;sus de sept d&#233;mons qui est la premi&#232;re &#224; aller au tombeau et qui voit qu'il est vide. On a dit souvent que Marie-Madeleine est une figure de l'&#201;glise. A elle seule, elle donne une image de ce qu'est l'&#201;glise, non pas un peuple de justes et de parfaits, mais un peuple justifi&#233;, lib&#233;r&#233; du mal par le Christ. Il est &#233;tonnant que l'ensemble des Ap&#244;tres de J&#233;sus aient fui et n'aient pas pens&#233; &#224; revenir au tombeau le matin du premier jour de la semaine. Le samedi, selon la Loi juive, c'&#233;tait le sabbat de P&#226;ques, il &#233;tait interdit de marcher longtemps. Mais le lendemain matin, le 1&#176; jour de la semaine que nous appelons le dimanche, tout &#233;tait possible. C'est une seule personne qui va au tombeau, Marie-Madeleine. Elle symbolise donc clairement plus qu'elle m&#234;me mais aussi tout le peuple lib&#233;r&#233; par J&#233;sus et qui veut s'approcher de lui. Ce matin, vous aussi, vous &#234;tes venus nombreux, non pas au Saint-S&#233;pulcre de J&#233;rusalem qui est ferm&#233; au public &#224; cause de la guerre et du risque de bombes &#224; fragmentation sur la ville sainte, mais dans cette cath&#233;drale o&#249; une des reliques de la passion est conserv&#233;e, la sainte coiffe, dans la chapelle d'axe. C'est notre petit Saint-S&#233;pulcre &#224; nous. Chaque fois, dans l'histoire, que le p&#232;lerinage de J&#233;rusalem au tombeau vide du Christ a &#233;t&#233; impossible &#224; cause des batailles et des occupations multiples, on a ouvert de petits sanctuaires de substitution, notamment en France, le Saint-S&#233;pulcre d'Angers ou celui de Neuvy-Saint-S&#233;pulchre dans l'Indre, pour pouvoir continuer ce geste de Marie-Madeleine qui est un geste libre, celui de se rendre au tombeau du Christ par amour pour lui, par attachement au seul &#234;tre qui nous lib&#232;re en profondeur et nous sauve. Le Christ nous lib&#232;re pour que nous puissions aimer en v&#233;rit&#233; car s'il y a contrainte ou manipulation, s'il n'y a pas de consentement, il ne peut pas y avoir d'amour. Notre soci&#233;t&#233; est devenue tr&#232;s sensible &#224; cela. Mais c'est vrai pour toute forme d'amour, m&#234;me le service des pauvres ou des malades doit se vivre dans le respect profond de leur libert&#233; et, pour cela, il faut que Dieu nous lib&#232;re de toute volont&#233; de domination. Il y a abus d&#232;s que la libert&#233; d'autrui n'est plus respect&#233;e. Notre monde est tr&#232;s marqu&#233; par des conditionnements sociaux, publicitaires et le d&#233;veloppement de l'IA nous fait craindre encore davantage pour notre libert&#233; de penser, de vivre et d'aimer. Or la foi restera toujours un acte souverainement lib&#233;rateur qui met en contact avec la libert&#233; de Dieu. Dieu le P&#232;re nous a cr&#233;&#233;s libres mais malgr&#233; le p&#233;ch&#233; qui a profond&#233;ment alt&#233;r&#233; notre libert&#233; personnelle, la gr&#226;ce du Christ lib&#232;re le fond de notre &#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Marie-Madeleine arrive au tombeau vide et qu'elle le voit ouvert, elle en repart aussit&#244;t et elle va le dire &#224; Pierre et &#224; &#171; &lt;i&gt;l'autre disciple&lt;/i&gt; &#187; qu'on assimile habituellement &#224; l'Ap&#244;tre Jean. Cela nous am&#232;ne au second point de notre m&#233;ditation : la fraternit&#233; rayonnante. La joie de la r&#233;surrection ne va pas na&#238;tre du seul t&#233;moignage de Marie-Madeleine, m&#234;me si son r&#244;le est central et manifeste d'abord la libert&#233; que Dieu donne et redonne au croyant. Il faut que cette foi soit partag&#233;e. Partag&#233;e non pas avec des clones de Marie-Madeleine, mais avec des personnes diff&#233;rentes. Elle est une femme et ce sont des hommes. Les unes ont besoin des autres et r&#233;ciproquement. Notre culture est malade du refus de la diff&#233;rence, du conflit des diff&#233;rences qui ne sait plus voir la compl&#233;mentarit&#233; ni en profiter vraiment. Origines sociales ou culturelles, appartenances politiques, couleurs de peau, sexes, toutes les diff&#233;rences semblent devoir s'affronter. Mais ces diff&#233;rences ne comptent pas au regard de la foi. C'est ensemble que nous allons au tombeau du Christ et que nous faisons l'exp&#233;rience de la foi. Aujourd'hui, beaucoup d'adultes et des jeunes demandent le bapt&#234;me, des femmes et des hommes de toutes les couleurs, des riches et des pauvres, des sympathisants de tous les partis&#8230; ce qu'ils appr&#233;cient dans l'&#201;glise, c'est qu'ils sont accueillis tous de la m&#234;me mani&#232;re et que l'on respecte leur identit&#233;, leur itin&#233;raire parfois chaotique ou douloureux. Chacun trouve en J&#233;sus le Dieu qu'ils ont longtemps cherch&#233; et dans l'&#201;glise la fraternit&#233; chr&#233;tienne fond&#233;e sur notre identit&#233; commune de fils du P&#232;re &#233;ternel et fr&#232;res de J&#233;sus. Qui que nous soyons, nous avons un seul P&#232;re qui est Dieu et c'est pourquoi notre fraternit&#233; transcende les diff&#233;rences. Bien s&#251;r, il y a aussi des conflits, des difficult&#233;s, des personnes parfois m&#234;me agress&#233;es au sein de la communaut&#233; eccl&#233;siale car nous restons des p&#233;cheurs. Nous ne devons pas ignorer cette fragilit&#233; de la fraternit&#233; chr&#233;tienne dans le concret de sa vie et avoir une attention toute sp&#233;ciale pour les personnes bless&#233;es par des fr&#232;res ou des s&#339;urs en Christ. Mais ce qui doit caract&#233;riser aussi la fraternit&#233; chr&#233;tienne, c'est qu'elle ne se replie pas sur elle-m&#234;me, elle est appel&#233;e &#224; rayonner. Marie-Madeleine parle &#224; Pierre et Jean, ils vont &#224; leur tour au tombeau et chacun arrive &#224; son rythme et entre dans la foi &#224; sa mani&#232;re, mais ensuite, ils vont r&#233;pandre la nouvelle autour d'eux pour transmettre ce message, de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration, jusqu'&#224; nous aujourd'hui. Et cette joie chr&#233;tienne donne sa vraie consistance &#224; notre fraternit&#233;. J'ai invit&#233; l'ensemble des catholiques de notre dioc&#232;se &#224; ne pas rester repli&#233;s sur eux mais &#224; former de petites fraternit&#233;s rayonnantes et ouvertes, centr&#233;es sur l'&#201;vangile. C'est le t&#233;moignage que nous avons &#224; offrir au monde. C'est l'image que l'&#201;glise devrait pouvoir toujours donner, malgr&#233; les p&#233;ch&#233;s de ses membres, elle reste unie dans le Christ car nous sommes tous enfants d'un m&#234;me P&#232;re et elle participe ainsi &#224; plus d'unit&#233; et de fraternit&#233; dans toute la soci&#233;t&#233; et dans le monde. L'&#201;glise a pour vocation d'&#234;tre l'antith&#232;se d'un monde cliv&#233; et belliqueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, enfin puisque c'est mon troisi&#232;me point, la foi en J&#233;sus ressuscit&#233; s'appuie sur des faits objectifs et sur un enseignement positif qui a sa source en Dieu lui-m&#234;me. C'est ce qui nous d&#233;place et nous fait sortir de nos instincts violents. J'ai dit que j'invitais &#224; d&#233;velopper de petites fraternit&#233;s centr&#233;es sur l'&#201;vangile. Et c'est parce que sans la Parole de Dieu nous risquons de nous braquer sur des id&#233;ologies qui excluent les autres. La Bible ouvre toujours des portes &#224; notre libert&#233; mais elle le fait en nous permettant de d&#233;passer nos id&#233;es personnelles et m&#234;me nos exp&#233;riences personnelles pour regarder J&#233;sus-Christ et voir en lui le chemin, la v&#233;rit&#233; et la vie. L'existence d'une v&#233;rit&#233; valable pour tous est tr&#232;s contest&#233;e aujourd'hui parce que nous sommes trop marqu&#233;s par des id&#233;ologies qui se croient vraies mais s'opposent et sont sources de guerre. Les guerres dites de religion sont des guerres id&#233;ologiques qui se servent de contenus religieux pour mobiliser sur des conflits, en r&#233;alit&#233; de nature politiques. La Parole de Dieu est une parole de paix qui invite sans cesse au dialogue et c'est cela qui est la v&#233;rit&#233;, celle d'une parole qui circule et qui unifie peu &#224; peu gr&#226;ce au respect, &#224; la rencontre et au dialogue, &#224; la remise en question de soi-m&#234;me pour entrer peu &#224; peu dans la pens&#233;e de Dieu. On voit dans l'&#201;vangile de la r&#233;surrection que les disciples eux-m&#234;mes ont mis du temps &#224; comprendre la parole de Dieu. Nous avons entendu ces mots qui concluent le passage de ce matin : &#171; &lt;i&gt;Jusque-l&#224;, en effet, les disciples n'avaient pas compris que, selon l'&#201;criture, il fallait que J&#233;sus ressuscite d'entre les morts&lt;/i&gt; &#187;. L'avons-nous compris ? Cette question sera ma conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus est ressuscit&#233;, en nous laissant l'image du tombeau vide ou de sa sainte coiffe, il nous donne la libert&#233; d'y croire, de former des fraternit&#233;s ouvertes et rayonnantes et de chercher ensemble la v&#233;rit&#233; qui vient de Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christ est ressuscit&#233;. Alleluia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Samedi Saint / Veill&#233;e pascale - Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade</title>
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		<dc:date>2026-04-07T08:29:07Z</dc:date>
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		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Samedi 4 avril 2026&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/evequecamiade-30-85be3.png?1775550603' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Samedi 4 avril 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver&lt;/i&gt; &#187; ! Cette parole du proph&#232;te Isa&#239;e correspond profond&#233;ment &#224; l'attitude des cat&#233;chum&#232;nes que l'&#201;glise, dans notre pays, accueille nombreux en cette p&#233;riode de notre histoire. S'ils ont frapp&#233; &#224; la porte de l'&#201;glise, c'est souvent apr&#232;s de longues ann&#233;es de recherche. Plusieurs disent qu'ils ont toujours eu le sentiment de la pr&#233;sence de Dieu en eux, mais sans pouvoir nommer ce qu'ils ressentaient. Il leur a fallu des ann&#233;es pour d&#233;couvrir que c'&#233;tait le Dieu r&#233;v&#233;l&#233; &#224; Abraham, qui a parl&#233; &#224; Mo&#239;se face-&#224;-face, qui a inspir&#233; les proph&#232;tes et parl&#233; &#224; travers eux, qui s'est enfin incarn&#233; en J&#233;sus-Christ et a assum&#233; une vie humaine avec toutes ses grandeurs de travail, de soin affectueux des autres, de dialogue et d'enseignement, mais aussi avec ses limites, ses fragilit&#233;s, ses app&#233;tits et ses fatigues et finalement la souffrance et la mort. Tout cela, pour nous envoyer son Esprit d'aupr&#232;s du P&#232;re et nous entra&#238;ner avec lui dans sa r&#233;surrection et dans la vie bienheureuse pour toute l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entrer en contact avec Dieu, d&#233;couvrir qui Il est, comprendre ce qu'Il a r&#233;v&#233;l&#233; de Lui-m&#234;me, cela prend du temps. Les cat&#233;chum&#232;nes et tous les convertis nous rappellent que nous-m&#234;mes, si nous sommes des croyants exp&#233;riment&#233;s, nous n'avons jamais fini de chercher le Seigneur. &#171; &lt;i&gt;Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver&lt;/i&gt; &#187; dit le proph&#232;te Isa&#239;e &#224; un Peuple qui a d&#233;j&#224; connu Dieu et qui garde la m&#233;moire de la travers&#233;e de la mer rouge, un peuple qui sait que Dieu prend soin de lui et qu'Il veut son bien, qu'Il l'invite &#224; une vie belle et heureuse. Mais, m&#234;me en sachant d&#233;j&#224; cela sur Dieu, il faut encore le chercher car Dieu d&#233;passe toutes les id&#233;es que nous pouvons nous faire de Lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, il y a d&#233;j&#224;, depuis longtemps, beaucoup de croyances, que l'on appelle parfois les &#171; &lt;i&gt;nouvelles croyances&lt;/i&gt; &#187;. Elles sont la recherche de Dieu par ceux qui ne l'ont pas encore trouv&#233;, mais qui se disent qu'il y a bien &#171; &lt;i&gt;quelque chose&lt;/i&gt; &#187;. Ils ressentent des mouvements int&#233;rieurs de leur &#226;me qui ne sont pas le seul effet de leur volont&#233;. Ils voient bien que l'&#233;ducation la&#239;que ne leur a pas tout dit sur le sens de l'existence humaine, que le rationalisme pur est une posture de d&#233;ni de r&#233;alit&#233; en face des ph&#233;nom&#232;nes religieux qui pourtant existent depuis toujours dans toutes les cultures humaines. Dans la plupart des autres cultures que la n&#244;tre, ce d&#233;ni est tr&#232;s rare et l'on admet bien plus facilement qu'il faut avoir une religion pour vivre. La beaut&#233; de la Cr&#233;ation est une source infinie d'&#233;merveillement qui &#233;l&#232;ve naturellement les &#226;mes vers le Cr&#233;ateur ou &#224; travers laquelle Dieu appelle &#224; se tourner vers Lui. Mais pendant longtemps, la posture standard en France consiste &#224; dire &#171; &lt;i&gt;il y a peut-&#234;tre quelque chose au-dessus de nous, mais je ne sais pas quoi&lt;/i&gt; &#187;, avec une sorte de rigidit&#233; dans le propos qui semble souvent vouloir dire, en r&#233;alit&#233; : &#171; &lt;i&gt;et je ne veux pas savoir quoi&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les qu&#234;tes spirituelles de ces derni&#232;res d&#233;cennies, une affirmation domine, c'est de dire que le surnaturel serait essentiellement inconnaissable, qu'il n'aurait pas de contenu objectif, chacun pourrait y projeter ses propres id&#233;es. Seuls les ph&#233;nom&#232;nes surnaturels int&#233;ressent, alors car ce sont des exp&#233;riences, des choses que l'on se croit capable d'observer et, &#233;ventuellement, que l'on peut pr&#233;tendre ma&#238;triser. Notons qu'il est probable que les guerres de religion soient &#224; l'origine de ce d&#233;ni si r&#233;pandu. La guerre, la violence motiv&#233;e par la foi religieuse est ce qui discr&#233;dite et affaiblit le plus la l&#233;gitimit&#233; d'une doctrine religieuse. Alors, beaucoup pr&#233;f&#232;rent ne pas avoir de doctrine, de peur d'avoir &#224; la d&#233;fendre contre ceux qui la contesteraient. Mais choisir de ne pas avoir de doctrine, qu'on le veuille ou non, c'est aussi une doctrine, et m&#234;me une doctrine tr&#232;s orgueilleuse, car elle se croit sup&#233;rieure aux doctrines admises par le commun des mortels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les ph&#233;nom&#232;nes religieux, les &#233;motions, les effets &#233;nergisants ou lib&#233;rateurs des qu&#234;tes spirituelles pr&#233;tendument au-dessus de tout dogme et de toute doctrine, peuvent s'observer, ou m&#234;me procurer un sentiment de sup&#233;riorit&#233; et de pouvoir sur le monde invisible, il est impossible d'observer, ni de ma&#238;triser la r&#233;surrection de J&#233;sus. Quelques centaines de personnes l'ont vu de leurs yeux, mais ces t&#233;moins oculaires ont disparu et nous sommes donc renvoy&#233;s &#224; leur t&#233;moignage. Pouvons-nous leur faire confiance ou pas ? C'est une d&#233;cision que nous devons prendre librement : &lt;i&gt;je les crois ou je ne les crois pas&lt;/i&gt;. Cette question va &#234;tre pos&#233;e tout &#224; l'heure &#224; ceux qui vont recevoir le bapt&#234;me : croyez-vous ? Croyez-vous au P&#232;re cr&#233;ateur ? Croyez-vous en J&#233;sus-Christ ressuscit&#233; ? Croyez-vous en son Esprit consolateur, toujours &#224; l'&#339;uvre dans l'&#201;glise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a beaucoup de raisons de les croire, ne serait-ce que si l'on analyse en d&#233;tail les &#233;vangiles : on comprend que ce n'est pas une le&#231;on apprise, car les t&#233;moins, comme toujours dans le r&#233;el, n'ont pas vu ni rapport&#233; exactement les m&#234;mes d&#233;tails. Certains insistent plus sur un aspect, d'autres sur un autre. Ils parlent librement. Et aucun d'entre eux n'avait imagin&#233; a priori que J&#233;sus puisse ressusciter car cela, pas plus que nous, ils n'en avaient une exp&#233;rience personnelle. M&#234;me quand J&#233;sus leur avait annonc&#233; sa r&#233;surrection, ils ne le comprenaient pas. Vingt si&#232;cles plus tard, gr&#226;ce aux &#233;crits qui transmettent leurs t&#233;moignages, ils nous disent leur surprise, leur &#233;merveillement, leur confusion. Marie-Madeleine, par exemple, prendra J&#233;sus ressuscit&#233; pour le jardinier ! Les r&#233;cits nous disent aussi leur peur face &#224; la grandeur du ph&#233;nom&#232;ne totalement nouveau que Dieu leur donnait de percevoir. J&#233;sus ou les anges qu'il envoie au tombeau vide multiplient pour eux les paroles rassurantes : &lt;i&gt;soyez sans crainte ! n'ayez pas peur ! la paix soit avec vous !&lt;/i&gt; Et ce qui nous reste, pour nous qui vivons presque deux-mille ans plus tard, c'est ce fameux tombeau vide, le Saint-S&#233;pulcre de J&#233;rusalem. Sauf depuis le 7 octobre 2023 et la guerre en Isra&#235;l et le Hamas, &#233;tendue &#224; l'affrontement avec le Hezbollah libanais, amplifi&#233;e aujourd'hui avec la guerre entre les &#201;tats-Unis, Isra&#235;l et l'Iran, des milliers de p&#232;lerins chaque jour pouvaient pendant des ann&#233;es aller voir ce tombeau vide et m&#233;diter sur la r&#233;surrection &#224; travers le signe qui a permis la foi des tous premiers t&#233;moins, Marie-Madeleine et l'autre Marie, Pierre et Jean et tant d'autres. L'&#201;vangile entendu ce soir nous dit que les saintes femmes, apr&#232;s avoir re&#231;u le message de l'ange qui disait que J&#233;sus est vivant, ressuscit&#233;, &#171; &lt;i&gt;quitt&#232;rent le tombeau, remplies &#224; la fois de crainte et d'une grande joie&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crainte et joie, voil&#224; l'effet que produit, depuis deux mill&#233;naires, la bonne nouvelle de la r&#233;surrection. Crainte car nous sommes totalement d&#233;pass&#233;s par ce qui nous est annonc&#233;, c'est tellement grand et incroyable, cela n'a pas pu &#234;tre invent&#233; par des hommes. Mais aussi grande joie car la possibilit&#233; de ressusciter avec J&#233;sus, sa Vie qui triomphe d'une mort injuste et ignominieuse, est la source de la plus haute esp&#233;rance possible, celle de le retrouver un jour et de vivre &#233;ternellement dans sa joie et dans sa paix. &#171; &lt;i&gt;La pierre qu'ont rejet&#233;e les b&#226;tisseurs est devenue la pierre d'angle : c'est l&#224; l'&#339;uvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux.&lt;/i&gt; &#187; (Ps 117,22-23) avons-nous chant&#233; avec le psaume 117.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crainte aussi parce qu'&#233;tant donn&#233; la grandeur du myst&#232;re de la r&#233;surrection, nous n'aurons jamais fini de le sonder, nous n'aurons jamais fini de chercher Dieu. &#171; &lt;i&gt;Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver&lt;/i&gt; &#187; exhortait Isa&#239;e et il ajoutait &#171; &lt;i&gt; invoquez-le tant qu'il est proche&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car pour que notre foi grandisse et que notre qu&#234;te de Dieu ne s'&#233;gare pas, la pri&#232;re est indispensable. Nous ne pouvons pas trouver Dieu si, comme dit Isa&#239;e, Lui-m&#234;me ne se laisse trouver. C'est toujours par sa gr&#226;ce que nous devenons capables de le contempler. Parce que J&#233;sus nous a envoy&#233; son Esprit Saint, si on prie on trouve Dieu car Il est proche. Comme disait saint Augustin, Dieu est &lt;i&gt;plus intime &#224; moi-m&#234;me que moi-m&#234;me&lt;/i&gt;. Il est l&#224;, Il travaille au fond de nous-m&#234;mes, m&#234;me quand on ne le voit pas, qu'on ne l'entend pas et qu'on ne le sent pas. Cela explique s&#251;rement qu'apr&#232;s avoir &#233;t&#233; baptis&#233;, il faut encore recevoir la confirmation, c'est-&#224;-dire une seconde dose d'Esprit-Saint qui vient nous fortifier dans la foi en nous rendant capables de surmonter le silence de Dieu et d'affronter l'incroyance du monde. Et puis, toute notre vie, nous aurons la nourriture de l'eucharistie, la communion au Corps du Christ, qui nous permet de ne pas affronter seuls les doutes ou les &#233;preuves diverses de la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et nous sommes appel&#233;s &#224; toujours prier ou toujours recommencer &#224; prier car Dieu entend nos demandes. Si nous avons des moments de doute, des sentiments d'&#234;tre dans la nuit, de ne plus percevoir la proximit&#233; de Dieu, cela est tout &#224; fait normal. Dieu, qui a tr&#232;s bien su nous attirer &#224; Lui quand nous nous &#233;tions &#233;loign&#233;s ou que nous ne le connaissions pas, veut que notre foi devienne une confiance aveugle, un acte vraiment libre o&#249; nous choisissons librement de l'aimer et de faire confiance &#224; sa Parole, de croire en sa vie plus forte que la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au tombeau vide, on ne voit que le vide, la sainte coiffe conserv&#233;e dans notre cath&#233;drale n'est qu'un bout de tissu et il d&#233;pend enti&#232;rement de chacun d'entre nous de croire que ce sont des signes de la victoire du Christ sur la mort. A nous d'implorer J&#233;sus : &lt;i&gt;fais grandir en nous la foi !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christ est ressuscit&#233;, il est vraiment ressuscit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen. Alleluia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vendredi Saint / Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Vendredi 3 avril 2026&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/1eveque-camiade-2f70f.png?1775548803' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 3 avril 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort de J&#233;sus nous met en face de notre propre mort, de nos exp&#233;riences de la mort, la mort de proches ou celle de plus lointains, comme ces milliers de victimes de guerres dont nous entendons parler quotidiennement, ou encore des victimes de crimes plus pr&#232;s de chez nous, dont les proc&#232;s des auteurs font l'objet de feuilletons m&#233;diatiques interminables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; contemporaine a un probl&#232;me avec la mort. Des historiens (cf. Philippe Ari&#232;s) ont montr&#233; qu'au moyen-&#226;ge en occident, gr&#226;ce &#224; la foi chr&#233;tienne, la mort &#233;tait apprivois&#233;e, elle faisait partie du paysage et l'on y voyait sereinement un passage vers la vie &#233;ternelle. On s'y pr&#233;parait, en pensant que nos actes comptent et pr&#233;parent la mati&#232;re de notre vie &#233;ternelle et qu'un jugement particulier allait faire le bilan de notre existence terrestre. Mais tout cela, nous l'avons un peu perdu, reconnaissons-le : nous avons tendance &#224; voir la mort comme le mal absolu ou bien, avec le projet de loi actuel sur la fin de vie, comme la lib&#233;ration des douleurs. En revanche, la peur des purifications de ce qu'on appelle le purgatoire ou pire, des tortures de l'enfer, semble avoir quasiment disparu de nos &#233;crans, tout autant que l'esp&#233;rance du ciel, le d&#233;sir du bonheur &#233;ternel aupr&#232;s de Dieu. Ces quelques remarques sur le rapport actuel &#224; la mort, auxquelles on pourrait en ajouter bien d'autres, suffisent, &#224; nous dire que nous avons besoin de r&#233;-&#233;vang&#233;liser notre regard sur la mort et aussi, &#224; travers cela, notre regard sur la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, regardons J&#233;sus mourir, c'est lui qui nous donne la plus belle le&#231;on de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, il n'a pas lui-m&#234;me provoqu&#233; sa mort (comme quand le diable voulait qu'il saute du haut du temple). La passion selon saint Jean ne nous raconte pas l'agonie o&#249; J&#233;sus &#233;prouve la peur de la mort et o&#249; son humanit&#233; se r&#233;volte contre la perspective des tortures qu'il va endurer. Mais nous avons entendu ce soir le r&#233;cit de la trahison de Judas, de la puissance implacable des gardes arm&#233;s qui sont pr&#234;ts &#224; contraindre J&#233;sus s'il ne les suivait pas, du reniement de Pierre qui n'a pas le courage, en tout cas ce soir-l&#224;, de suivre J&#233;sus jusqu'au martyre, des atermoiements de Pilate et de l'acharnement de l'aristocratie du Temple de J&#233;rusalem. M&#234;me si J&#233;sus avance vers le calvaire, dignement et quasiment comme s'il faisait d&#233;j&#224; une procession comme celle que nous allons faire en v&#233;n&#233;rant sa croix tout &#224; l'heure, il n'a ni voulu, ni provoqu&#233; sa propre mort. C'est le p&#233;ch&#233; des hommes qui en est la cause et lui, J&#233;sus, est le seul qui n'a jamais p&#233;ch&#233; (avec sa sainte m&#232;re, bien s&#251;r).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, on voit la l&#226;chet&#233; des accusateurs. Ils livrent J&#233;sus &#224; Pilate pour que ce soit lui qui le mette &#224; mort. &#171; &lt;i&gt;Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un &#224; mort&lt;/i&gt; &#187; expliquent-ils, ce sont les r&#232;gles impos&#233;es par l'occupant romain et elles sont leur alibi. Et quand Pilate, ayant fait flageller J&#233;sus, ce qui est d&#233;j&#224; une punition ignoble pour un innocent, veut leur rendre J&#233;sus, ils disent sans d&#233;tour : &#171; &lt;i&gt;nous avons une Loi, et suivant la Loi, il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu&lt;/i&gt; &#187;. Or J&#233;sus ne s'est pas fait Fils de Dieu, il est, de toute &#233;ternit&#233;, le Fils de Dieu. Et, c'est exactement le contraire qu'il a fait : de sa dignit&#233; de Fils de Dieu, il s'est abaiss&#233; et s'est fait homme, n&#233; d'une femme. Et comme le dit la lettre aux H&#233;breux, seconde lecture de cet office : &#171; &lt;i&gt;Bien qu'il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l'ob&#233;issance et, conduit &#224; sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui ob&#233;issent la cause du salut &#233;ternel&lt;/i&gt; &#187;. L'enjeu est bien notre vie &#233;ternelle et c'est vers celle-ci qu'est tendu le Christ J&#233;sus dans toute sa vie comme dans sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contemplant sa croix, demandons &#224; J&#233;sus la gr&#226;ce d'ob&#233;ir comme lui &#224; son P&#232;re, de garder cette dignit&#233; qui consiste &#224; ne pas provoquer la mort, ni la n&#244;tre ni celle des autres, mais de la regarder en face comme le passage d&#233;cisif qui va r&#233;v&#233;ler le vrai sens de toute notre vie et nous ouvrir la route vers le bonheur &#233;ternel qu'il est venu nous offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;+ Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jeudi Saint / Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Jeudi 2 avril 2026&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 2 avril 2026&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux convertis arrivent presque chaque jour dans nos diverses communaut&#233;s paroissiales, ici dans le Lot comme dans toute la France, et aussi un peu en dehors de la France. C'est un ph&#233;nom&#232;ne nouveau qui nous frappe, qui ne doit pas nous laisser indiff&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux nouveaux venus, il y a plusieurs tentations. J'en mentionnerai quatre. Soit on a peur et on n'ose pas les aborder, ou on fuit leur contact, car ils n'ont s&#251;rement pas les m&#234;mes rep&#232;res culturels que nous, pas toujours le m&#234;me look, le m&#234;me langage, s&#251;rement pas la m&#234;me histoire ; la peur est toujours mauvaise conseill&#232;re. Soit on reste indiff&#233;rent, ils prennent leur place dans l'&#201;glise, tant mieux pour eux, mais &#231;a ne change rien pour nous, nous continuons &#224; vivre notre vie religieuse sans nous pr&#233;occuper de ce que Dieu pourrait vouloir nous dire &#224; travers ces nouveaux fr&#232;res qu'il nous donne. Soit encore on les juge, en disant qu'ils leur manque ceci ou qu'ils n'ont pas encore compris cela, ou qu'ils tra&#238;nent derri&#232;re eux un pass&#233; de d&#233;bauche, d'errements, de qu&#234;tes spirituelles bizarro&#239;des&#8230; Soit enfin, on voit en eux la rel&#232;ve tant attendue et on est pr&#234;t &#224; les couver, &#224; les dorloter, quitte &#224; restreindre leur libert&#233; personnelle, pourvu qu'ils deviennent comme nous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'aurait fait J&#233;sus &#224; notre place ? J&#233;sus leur aurait lav&#233; les pieds. C'est ce que l'&#201;vangile de ce soir nous montre. C'est ce que nous allons rappeler par le rite qui va suivre. Le lavement des pieds est le signe que J&#233;sus s'abaisse devant ses disciples, qu'il s'est mis &#224; leur service. La maturit&#233; chr&#233;tienne n'est ni de fuir la relation, ni l'ignorance des autres, ni le jugement qui enferme, ni le cocooning qui infantilise. C'est l'humble service de nos fr&#232;res. Ce qui est d&#233;licat dans ce geste du lavement des pieds, c'est que, finalement, il demande de l'humilit&#233; &#224; tout le monde. Celui qui sert s'oublie lui-m&#234;me pour chercher le bien des autres. Celui qui est servi, comme Pierre qui refuse dans un premier mouvement que J&#233;sus lui lave les pieds, peut se sentir mal &#224; l'aise quand lui-m&#234;me aurait plut&#244;t voulu servir celui qui s'abaisse devant lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ma lettre pastorale de juillet dernier, je t&#233;moignais de ce que le conseil pastoral dioc&#233;sain avait pu retenir de la rencontre avec deux n&#233;ophytes venus partager leur exp&#233;rience. Ils ont dit l'importance de trouver des fraternit&#233;s locales qui les accueillent quand ils se pr&#233;sentent &#224; l'&#201;glise. Et dans les lettres de demande de bapt&#234;me que je re&#231;ois, est souvent exprim&#233;e la reconnaissance pour l'accueil re&#231;u en paroisse. Certains disent qu'apr&#232;s avoir longtemps chemin&#233; seuls avec la question de Dieu, du sens de la vie et de la mort, ils ont d&#233;couvert dans leur communaut&#233; ou leur groupe d'accompagnement ce que signifie le mot &#171; fraternit&#233; &#187; selon l'&#201;vangile. Ils ont pu, parfois pour la premi&#232;re fois de leur vie, partager en pleine libert&#233;, dans le respect des diff&#233;rences, au sein d'une v&#233;ritable &#233;coute mutuelle qui permettait de se recentrer sur l'enseignement du Christ et de l'&#201;glise, sans se sentir ni agress&#233;s, ni r&#233;cup&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au soir du lavement des pieds, J&#233;sus a institu&#233; l'eucharistie, le sacrement de la communion o&#249; il se donne en livrant son corps et versant son sang d'une fa&#231;on toujours actuelle, actualis&#233;e en chaque c&#233;l&#233;bration de la messe. De son c&#339;ur transperc&#233; sur la croix, ont coul&#233; le sang et l'eau, symboles des sacrements qu'il nous a laiss&#233;s et qui sont des moyens pour lui de nous aimer, de nous transmettre le feu de son amour. Notre participation &#224; l'eucharistie doit donc nous apprendre toujours davantage &#224; ouvrir nos c&#339;urs aux autres et &#224; grandir dans la fraternit&#233; chr&#233;tienne, pour la plus grande Gloire de Dieu et le Salut du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Messe chrismale 2026</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/article/messe-chrismale-2026</link>
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		<dc:date>2026-03-31T09:06:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade et retour en photos. Lundi 30 mars 2026, Cath&#233;drale de Cahors.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/carre-8-a11ce.png?1774948203' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lundi 30 mars 2026, Cath&#233;drale Saint Etienne de Cahors. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La messe chrismale est, en quelque sorte, une f&#234;te de l'Esprit-Saint. On b&#233;nit des huiles qui vont servir &#224; la c&#233;l&#233;bration des sacrements dans lesquels l'Esprit de Dieu est communiqu&#233; aux hommes. Et les pr&#234;tres, qui vont renouveler leurs engagements ne peuvent vivre la fid&#233;lit&#233; au don total d'eux-m&#234;mes que par la puissance de l'Esprit que saint Augustin appelait &#171; &lt;i&gt;le Don de Dieu&lt;/i&gt; &#187;, expression qui est reprise dans le rituel de la confirmation. L'ordination des diacres, elle aussi est, bien s&#251;r un effet de l'Esprit Saint, l'Esprit d'Amour. Les animateurs de chant liturgique qui sont mis &#224; l'honneur cette ann&#233;e &#224; l'occasion de notre messe chrismale, ont aussi besoin de l'Esprit-Saint pour coordonner une louange commune qui jaillisse du c&#339;ur de chacun. Et, avant tout cela, notre bapt&#234;me nous a tous rendus semblables &#224; J&#233;sus-Christ, l'oint de Dieu, celui sur qui l'Esprit-Saint repose parce que &lt;i&gt;le Seigneur l'a consacr&#233; par l'onction&lt;/i&gt; (cf. Lc 4,18).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formule du concile de Constantinople en 381 qui venait compl&#233;ter le symbole de Nic&#233;e pr&#233;cisait, dans sa version initiale en grec, que &lt;i&gt;l'Esprit proc&#232;de du P&#232;re&lt;/i&gt;. Cette &#171; &lt;i&gt;procession&lt;/i&gt; &#187; signifiait que le P&#232;re est l'unique principe d'o&#249; vient l'Esprit de toute &#233;ternit&#233;. J&#233;sus lui-m&#234;me, Fils du P&#232;re de toute &#233;ternit&#233;, se d&#233;signe dans l'&#201;vangile de cette messe chrismale, comme le Christ, c'est-&#224;-dire celui qui a re&#231;u l'onction de l'Esprit (donc de cet Esprit qui proc&#232;de du P&#232;re). Le Christ J&#233;sus re&#231;oit cet Esprit du P&#232;re et le communique aux hommes, d'aupr&#232;s du P&#232;re. C'est pourquoi, dans la tradition latine, ce Don de Dieu qui est l'Esprit Saint est indiqu&#233; aussi comme proc&#233;dant du Fils. Car le verbe latin &#171; &lt;i&gt;procedere&lt;/i&gt; &#187; qui a donn&#233; en fran&#231;ais &#171; &lt;i&gt;proc&#233;der&lt;/i&gt; &#187;, contrairement au mot grec qu'il traduisait, n'indiqu&#232;rent l'origine ultime du mouvement qu'il d&#233;crit, origine qui ne peut &#234;tre que le P&#232;re lui-m&#234;me. Et l'Esprit proc&#232;de du Fils, non pas comme de son principe ultime, mais il proc&#232;de du P&#232;re vers nous &#224; travers le Christ qui, lui-m&#234;me, retourne aupr&#232;s de son P&#232;re dans l'Esprit-Saint. Ce retour du Christ vers le P&#232;re dans l'Esprit nous concerne dans le sens o&#249;, par son incarnation, sa mort et sa r&#233;surrection, le Christ a r&#233;concili&#233; notre humanit&#233; avec Dieu et notre esp&#233;rance est donc de rejoindre avec le Christ le sein du P&#232;re pour y &#234;tre combl&#233;s de son amour infini, pour toute l'&#233;ternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la gr&#226;ce du bapt&#234;me, nous avons &#233;t&#233; configur&#233;s &#224; &#8212;c'est-&#224;-dire rendus conformes &#224;, form&#233;s, remodel&#233;s &#224; l'image de&#8212; ce m&#234;me Seigneur, J&#233;sus-Christ par le don de l'Esprit-Saint. Ce Don &#233;ternel qu'est l'Esprit produit en nous des dons multiples, des fruits et des charismes. Parmi tous ces dons qui d&#233;coulent de l'Esprit-Saint &#8212; qu'on appelle aussi &lt;i&gt;le Don de Dieu&lt;/i&gt;, il y a le don de la vocation qui, lui aussi pourrait-on dire, proc&#232;de &lt;i&gt;du P&#232;re par le Fils&lt;/i&gt;. Notre vocation, quelle qu'elle soit, proc&#232;de du P&#232;re par le Fils. Car c'est le P&#232;re qui appelle par son Fils dans l'Esprit-Saint. La Sainte Trinit&#233; produit ainsi en nous un &#233;lan qui peut orienter toute notre vie si nous savons collaborer fid&#232;lement avec le Saint-Esprit qui nous a &#233;t&#233; donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;lan pousse au don de soi, par imitation du Christ qui s'est donn&#233; totalement et sous la motion de l'Esprit-Saint qui est Don de Dieu. Nous pouvons alors vivre le don de nous-m&#234;mes sous diverses mani&#232;res, chacun selon sa vocation et gr&#226;ce aux sacrements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vocation des pr&#234;tres implique une cons&#233;cration, un don total qui comporte des renoncements, renoncement &#224; la vie conjugale et renoncement &#224; la r&#233;ussite sociale. C'est pourquoi ils deviennent, gr&#226;ce &#224; cette cons&#233;cration, une image de ce qu'est Dieu en Lui-m&#234;me, P&#232;re principe de tout, Fils &#233;gal au P&#232;re et livr&#233; pour tous, Esprit-Saint qui est Don de Dieu en Dieu lui-m&#234;me et dans toute action de Dieu. Offrant au monde cette image de Dieu, les pr&#234;tres sont ainsi, par leur nature m&#234;me de pr&#234;tres, de puissants moyens d'&#233;vang&#233;lisation. Ils refl&#232;tent &#224; travers ce qu'ils sont et parce qu'ils sont donn&#233;s, le Don de Dieu qu'est l'Esprit dans lequel le Fils se donne de fa&#231;on radicale pour la Gloire du P&#232;re et pour notre Salut. Nous comprenons tr&#232;s clairement ce don du Christ qui est pris dans le mouvement de l'Esprit quand J&#233;sus rend son dernier souffle et que les &#201;vang&#233;listes signalent qu'il remit l'esprit (Mt 27,50 // Jn 19,30). Saint Luc rapporte m&#234;me cette parole de J&#233;sus mourant : &#171; &lt;i&gt;P&#232;re, entre tes mains, je remets mon esprit&lt;/i&gt; &#187; (Lc 23,46). Nous la disons chaque soir &#224; l'office des Complies, juste avant de nous coucher. Car la vie du pr&#234;tre, sa vie donn&#233;e, est une image du don de l'Esprit. Et ce Don divin doit animer toujours de plus en plus la mani&#232;re de vivre du pr&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Esprit donn&#233; par le P&#232;re par son Fils rend possible ce qu'il y a de sp&#233;cifique dans le minist&#232;re du pr&#234;tre. Ce qui fait la vie concr&#232;te des pr&#234;tres, c'est, bien s&#251;r, la c&#233;l&#233;bration de la messe, les sacrements de gu&#233;rison (onction des malades et absolution des p&#233;ch&#233;s), la pr&#233;dication de l'&#201;vangile et le don g&#233;n&#233;reux de soi pour le service de la communion de tous nos fr&#232;res et s&#339;urs, avec toujours un soin sp&#233;cial des plus fragiles et des brebis &#233;gar&#233;es. Tout cela n'est possible que par la puissance du Saint-Esprit. C'est bien pourquoi, m&#234;me si cela rel&#232;ve d'une puissance, la &lt;i&gt;potestas sacramentelle&lt;/i&gt; de l'&#201;glise, &#224; laquelle l'ordination donne de participer, tout cela n'est, en r&#233;alit&#233;, pas du tout un pouvoir personnel du pr&#234;tre, mais une manifestation de la puissance de l'Esprit-Saint, le Don de Dieu, transmise par le Christ, de la part du P&#232;re. Et le pr&#234;tre s'est lui-m&#234;me donn&#233; &#8212;&#224; l'image de l'Esprit qui est Don&#8212; pour &#234;tre l'humble instrument de cela, de la &lt;i&gt;sacra potestas&lt;/i&gt; de l'&#201;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Humble instrument du Don spirituel divin, le pr&#234;tre devient &#233;galement une image du Christ, envoy&#233; du P&#232;re dans l'Esprit-Saint, pour le service de tout le Peuple de Dieu. C'est pourquoi nous disons qu'un pr&#234;tre peut agir &lt;i&gt;in personna christi capitis&lt;/i&gt;, dans la personne du Christ-t&#234;te. Mais c'est toujours le Christ qui est la t&#234;te et le pr&#234;tre, un des membres du Corps eccl&#233;sial, qui s'est donn&#233; pour ce service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprise de mani&#232;re juste, la vocation du pr&#234;tre est ainsi sublime, non pas qu'elle soit le seul chemin de saintet&#233; ni qu'elle r&#233;sume &#224; elle seule toute la valeur de la vie chr&#233;tienne &#8212;non, la synodalit&#233; de plus en plus v&#233;cue dans l'&#201;glise, permet de comprendre de mieux en mieux le contraire : que chaque baptis&#233; est aussi un Temple du Saint-Esprit&#8212; mais la vocation sp&#233;cifique du pr&#234;tre est une vocation sublime car elle fait voir &#224; tous quelque chose d'unique dans le d&#233;ploiement de la R&#233;v&#233;lation divine. Que fait-elle voir ? Elle r&#233;v&#232;le que Dieu veut manifester sa proximit&#233; aux hommes et aux femmes &#224; travers des images concr&#232;tes du Don de Dieu, transmis par le Christ T&#234;te et Pasteur, de la part du P&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'usage commun et universel d'appeler les pr&#234;tres &#171; &lt;i&gt;mon p&#232;re&lt;/i&gt; &#187; ou &#171; &lt;i&gt;Monsieur l'abb&#233;&lt;/i&gt; &#187; &#8212;&lt;i&gt;abba&lt;/i&gt;, en h&#233;breu, voulant simplement dire &lt;i&gt;papa&lt;/i&gt;&#8212; ne s'y trompe pas. Il ne s'agit nullement de prendre la place de Dieu le P&#232;re, le P&#232;re unique, mais de prolonger dans l'histoire la pr&#233;sence sacramentelle du Christ qui est l'image du P&#232;re et poursuit son &#339;uvre dans l'&#201;glise par le Don de l'Esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure ces r&#233;flexions &#224; partir de la liturgie de b&#233;n&#233;diction des huiles et de renouvellement de l'engagement des pr&#234;tres, je ferai deux remarques tr&#232;s simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, j'encourage les pr&#234;tres &#224; toujours se souvenir qu'ils se sont donn&#233;s. Comme le Christ et &#224; sa suite, ils sont des &#171; &lt;i&gt;&#234;tres pour&lt;/i&gt; &#187;. &lt;i&gt;Pour&lt;/i&gt; le Peuple de Dieu, pour le Christ, &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; le monde. La tentation de se glorifier, de tirer plus de satisfactions personnelles en recherchant les succ&#232;s, de profiter indument de la confiance qui nous est faite, devrait toujours &#234;tre balay&#233;e par la conscience vive de ne pas &#234;tre pr&#234;tres pour nous-m&#234;mes, mais &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; le Christ, &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; son &#201;glise et &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; le Salut du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, ma seconde remarque s'adresse &#224; vous, chers fr&#232;res et s&#339;urs : n'oubliez pas d'&#234;tre fiers de nos pr&#234;tres. Bien s&#251;r, ils sont des p&#233;cheurs et certains parfois, nous d&#233;&#231;oivent. Mais sachons regarder le bien qu'ils font. Chacun a ses charismes et les a mis au service de l'&#201;glise. Il s'est donn&#233;. Souvenons-nous-en, le pr&#234;tre que nous connaissons s'est donn&#233; &lt;i&gt;pour&lt;/i&gt; nous. Certes, le seul titre honorifique du chr&#233;tien, comme l'a dit le pape L&#233;on XIV, c'est le titre &lt;i&gt;d'enfant de Dieu&lt;/i&gt;. Tout baptis&#233; porte ce titre et c'est la plus haute distinction humaine possible. Mais nos pr&#234;tres aussi sont sur un chemin de saintet&#233; depuis leur bapt&#234;me et en r&#233;pondant &#224; l'appel du P&#232;re par le Christ dans l'Esprit, appel &#224; donner leur vie au service du Peuple de Dieu, ils ont m&#233;rit&#233; notre admiration et notre estime profonde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains de vos pr&#234;tres &#233;crivent des livres, d'autres savent parler &#224; la radio ou utiliser les r&#233;seaux sociaux, plusieurs ont de grandes qualit&#233;s relationnelles et une vraie et juste proximit&#233; avec toutes sortes de personnes, ils connaissent leurs brebis &#8212;je le mesure quand je parle avec eux et cela m'&#233;merveille et m'aide beaucoup dans mon minist&#232;re d'&#233;v&#234;que quand ils me d&#233;crivent comment ils per&#231;oivent les gens qu'ils rencontrent au quotidien, beaucoup savent &#233;couter et m&#234;me donner de bons conseils, certains savent mener des groupes ou faire circuler la parole en r&#233;union, un pauvre ou un malade compte souvent plus &#224; leurs yeux que n'importe quelle personne influente ou m&#233;diatique, tel ou tel a sp&#233;cialement le don de rayonner sa joie, tous sont des hommes de pri&#232;re, sensibles &#224; la Parole du Seigneur qui les a appel&#233;s et les guide, ils ont mis l'eucharistie au centre de leur vie et nous invitent &#224; nous rassembler par-del&#224; les divergences&#8230; je crois que nous devons vraiment rendre gr&#226;ces &#224; Dieu pour les pr&#234;tres qu'Il a choisis et qui ont accept&#233; d'&#234;tre consacr&#233;s &#224; son service et au n&#244;tre. Votre pr&#233;sence &#224; cette messe chrismale montre d&#233;j&#224; que vous &#234;tes pr&#234;ts &#224; le faire. Je vous en remercie sinc&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;ni soit Dieu car le Christ remplit l'&#201;glise de l'Esprit-Saint avec la merveilleuse abondance de ses dons et ach&#232;ve ainsi dans le monde l'&#339;uvre du salut. Avec nos diacres qui servent les plus pauvres et facilitent les liens dans l'&#201;glise, avec les animateurs de chant r&#233;unis sp&#233;cialement aujourd'hui, louons et c&#233;l&#233;brons le Seigneur dans l'action de gr&#226;ce pour le Don g&#233;n&#233;reux de son Esprit qui jaillit pour nous du c&#339;ur de J&#233;sus et porte la Bonne Nouvelle aux pauvres, annonce aux captifs leur lib&#233;ration, aux aveugles le retour &#224; la vue, aux opprim&#233;s la libert&#233;. C'est aujourd'hui que cette parole s'accomplit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_16157 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;4&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cahors.catholique.fr/IMG/png/1-17.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L500xH306/1-17-be32f.png?1774948203' width='500' height='306' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre crayon document-titre-16157 '&gt;&lt;strong&gt;3.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dimanche des Rameaux et de la Passion </title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/article/dimanche-des-rameaux-et-de-la</link>
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		<dc:date>2026-03-30T06:55:18Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Service de la communication</dc:creator>


		<dc:subject>Camiade</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Dimanche 29 mars 2026, hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/" rel="directory"&gt;L'Ev&#234;que et le dioc&#232;se de Cahors&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/evequecamiade-28-ae5e2.png?1774853736' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimanche 29 mars 2026, cath&#233;drale de Cahors&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Hom&#233;lie de Mgr Laurent Camiade :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chers fr&#232;res et s&#339;urs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous venons d'&#233;couter la Passion selon saint Matthieu. Dans une c&#233;l&#232;bre hom&#233;lie, un p&#232;re de l'&#201;glise du IV&#176; si&#232;cle, saint Gr&#233;goire de Nazianze, invite &#224; s'identifier &#224; l'un ou l'autre des personnages cit&#233;s dans l'&#201;vangile, de Simon de Cyr&#232;ne au larron crucifi&#233; pr&#232;s de J&#233;sus, en passant par les saintes femmes, la Vierge Marie ou Marie-Madeleine, Joseph d'Arimathie ou Nicod&#232;me. Dans le nord de notre dioc&#232;se, &#224; Carennac, dans le clo&#238;tre de l'&#233;glise, il y a un magnifique groupe sculpt&#233; de la fin du XV&#176; si&#232;cle qui repr&#233;sente la mise au tombeau de J&#233;sus avec sept de ces personnages. Cette &#339;uvre magnifique peut nous aider, en contemplant les d&#233;tails compos&#233;s par l'artiste, &#224; entrer dans cette m&#234;me m&#233;ditation. Qui pourrais-je &#234;tre parmi ces gens rassembl&#233;s autour de J&#233;sus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois que notre assembl&#233;e, r&#233;unie ce matin autour du Seigneur J&#233;sus dans cette cath&#233;drale est aussi compos&#233;e de personnes tr&#232;s diff&#233;rentes. Le Christ, objectivement, nous rassemble et, sans lui, la messe n'aurait jamais exist&#233;. Mais la d&#233;marche qui habite chacun d'entre nous et nous a fait venir &#224; l'&#233;glise, peut &#234;tre tr&#232;s vari&#233;e. En tout cas, notre mani&#232;re de nous pr&#233;senter devant J&#233;sus est s&#251;rement diff&#233;rente. Saint Gr&#233;goire de Nazianze disait : &#171; &lt;i&gt;Si tu es Simon de Cyr&#232;ne, prends la croix et suis-le. Si tu es crucifi&#233; avec lui, comme le malfaiteur, reconnais, comme cet homme juste, qu'il est Dieu&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous l'avez entendu, saint Matthieu dit que Simon de Cyr&#232;ne a &#233;t&#233; &lt;i&gt;r&#233;quisitionn&#233;&lt;/i&gt; pour porter la croix de J&#233;sus. Beaucoup d'entre nous n'ont pas choisi leur croix, n'ont pas choisi les souffrances, les maladies, les d&#233;ceptions, les lourdeurs que nous portons jour apr&#232;s jour, nous pouvons nous sentir &#171; &lt;i&gt;r&#233;quisitionn&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, nous aussi, pour porter la croix de J&#233;sus. Comme le disait Gandalf &#224; Frodon dans &lt;i&gt;le Seigneur des anneaux&lt;/i&gt;, nul n'aurait voulu vivre les &#233;preuves de son &#233;poque, &#171; &lt;i&gt;mais ce n'est pas &#224; eux de d&#233;cider. Il ne nous reste plus qu'&#224; d&#233;cider quoi faire du temps qui nous est imparti.&lt;/i&gt; &#187; S&#251;rement, nous n'aurions pas voulu &#233;prouver les difficult&#233;s qui sont les n&#244;tres ni conna&#238;tre une &#233;poque si violente, o&#249; le mal, souvent, semble d&#233;cha&#238;n&#233; ! Mais nous pouvons d&#233;cider de porter ces croix de bon c&#339;ur et m&#234;me, en communion avec la passion de J&#233;sus, comme si, &#224; l'instar de Simon de Cyr&#232;ne, nous portions sa croix &#224; lui en portant les n&#244;tres. Cette communion &#224; la croix de J&#233;sus rend le joug plus l&#233;ger en lui donnant un sens tr&#232;s &#233;lev&#233; et en ouvrant notre c&#339;ur &#224; la gr&#226;ce d'&#234;tre nous-m&#234;mes port&#233;s en portant la croix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons aussi nous identifier au malfaiteur crucifi&#233; car nous savons que nous sommes des p&#233;cheurs et certains d'entre nous ressentent peut-&#234;tre de lourdes culpabilit&#233;s. Ils n'ont pas moins leur place dans l'&#201;glise, dans la mesure o&#249; ils n'insultent pas J&#233;sus comme saint Matthieu dit que les larrons le faisaient (cf. Mt 27,44). En r&#233;alit&#233;, ces insultes viennent surtout du manque de foi en J&#233;sus. Nous avons le droit d'&#234;tre parfois r&#233;volt&#233;s contre Dieu, certains d'entre nous ressentent peut-&#234;tre de la r&#233;volte et je les respecte. Mais les passants qui injuriaient J&#233;sus ne font peut-&#234;tre qu'exprimer leur d&#233;ception parce qu'ils attendaient de J&#233;sus un miracle &#233;clatant tandis qu'il leur donne &#224; voir son extr&#234;me humiliation. Ceux qui l'acclamaient la veille en brandissant des rameaux pour saluer l'av&#232;nement d'un roi ne comprennent pas facilement que sa royaut&#233; soit celle de la couronne d'&#233;pines, le r&#232;gne qui provient de la victoire qu'est le renoncement total &#224; toute forme de pouvoir dominateur. L'&#201;vangile de Luc rapporte qu'un des crucifi&#233;s n'a pas insult&#233; J&#233;sus mais a reproch&#233; &#224; l'autre son attitude ridicule : &#171; &lt;i&gt;Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamn&#233;, toi aussi ! Et puis pour nous, c'est juste : apr&#232;s ce que nous avons fait, nous avons ce que nous m&#233;ritons. Mais lui, il n'a rien fait de mal&lt;/i&gt; &#187; (Lc 23,40-41) Reconna&#238;tre en J&#233;sus le Dieu innocent qui nous sauve, voil&#224; la cl&#233; si nous sommes des malfaiteurs ou simplement de pauvres p&#233;cheurs qui, sans lui, serions destin&#233;s &#224; l'enfer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Simon qui porte la croix de J&#233;sus et le larron repenti qui sont deux figures extr&#234;mes, il y a bien d'autres personnages &#224; qui nous identifier. Il y a ces nombreuses femmes dont saint Matthieu dit qu'elles &#171; &lt;i&gt;observaient de loin. Elles avaient suivi J&#233;sus depuis la Galil&#233;e pour le servir. Parmi elles, se trouvaient Marie-Madeleine, Marie m&#232;re de Jacques et de Joseph, et la m&#232;re des fils de Z&#233;b&#233;d&#233;e&lt;/i&gt; &#187; (Mt 27,55-56). On ne souligne jamais assez le r&#244;le discret mais si important des femmes dans la vie de J&#233;sus. Leur charisme propre est s&#251;rement marqu&#233; par l'intuition f&#233;minine mais aussi un mode de pr&#233;sence compatissant et tendre, des c&#339;urs ouverts qui comprennent J&#233;sus de l'int&#233;rieur et non pas simplement selon des crit&#232;res durs. Peut-&#234;tre cette sensibilit&#233; &#224; la passion de J&#233;sus qui pousse &#224; des &#233;motions profondes, m&#234;me &#224; distance, m&#234;me en observant de loin, est-elle le motif qui a fait venir certains ou certaines d'entre nous dans cette cath&#233;drale ce matin. Et c'est bien. Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Joseph d'Arimathie vient &#224; la fin de cette journ&#233;e demander &#224; Pilate le corps de J&#233;sus. Il s'agit d'un disciple de J&#233;sus qui ne fait pas partie des douze Ap&#244;tres (dont Matthieu n'&#233;voque d'ailleurs ni l'absence ni la pr&#233;sence). En venant &#224; la messe ce matin, certains d'entre nous sont venus aussi &#171; &lt;i&gt;r&#233;clamer le corps de J&#233;sus&lt;/i&gt; &#187; pour le recevoir en communion puisqu'il est r&#233;ellement pr&#233;sent dans le pain consacr&#233; pendant la messe. Beaucoup viennent tous les dimanches et m&#234;me en semaine r&#233;clamer le corps de J&#233;sus et s'avancent devant l'autel au moment de la communion. Je pense aussi &#224; tous les cat&#233;chum&#232;nes adultes et jeunes, de plus en plus nombreux, qui n'avaient pas &#233;t&#233; baptis&#233;s enfants, mais qui arrivent, quel que soit leur &#226;ge, comme Joseph d'Arimathie qui est arriv&#233; &#171; &lt;i&gt; comme il se faisait tard &lt;/i&gt; &#187; (Mt 27,57) pour r&#233;clamer le corps de J&#233;sus. Plus d'une trentaine d'adultes, dans notre dioc&#232;se, vont recevoir dans la nuit de P&#226;ques les sacrements de l'initiation chr&#233;tienne, dont la communion pour la premi&#232;re fois et ils pourront venir ensuite, autant qu'ils veulent, pour r&#233;clamer le corps de J&#233;sus dimanche apr&#232;s dimanche ou m&#234;me jour apr&#232;s jour. Il semble que ce soit Joseph d'Arimathie qui se soit occup&#233; d'envelopper J&#233;sus d'un linceul et, avant de le descendre de la croix, de lui placer la sainte coiffe sur la t&#234;te en nouant les lacets sous sa m&#226;choire afin qu'elle ne se d&#233;croche pas. Comme nous v&#233;n&#233;rons ici la sainte coiffe, dans la chapelle d'axe de notre cath&#233;drale, nous ne pouvons qu'&#234;tre sensibles &#224; celui qui a pris soin du corps de J&#233;sus apr&#232;s sa mort pour l'ensevelir dignement, avec le rituel juif et les linges qui correspondaient et que l'on retrouvera au tombeau apr&#232;s la r&#233;surrection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'arr&#234;te ici dans cette hom&#233;lie et vous invite &#224; relire la Passion de J&#233;sus en demandant &#224; l'Esprit Saint de vous aider &#224; vous identifier &#224; l'un ou l'autre des personnages et &#224; en tirer quelques le&#231;ons pour votre vie, quelques joies spirituelles, la joie d'&#234;tre si proches de Dieu en J&#233;sus-Christ qui s'est approch&#233; de nous jusqu'&#224; mourir sur une croix. Jeudi soir, la c&#233;l&#233;bration de la c&#232;ne nous fera revivre ce dernier repas de J&#233;sus o&#249; il a lav&#233; les pieds de ses disciples et leur a l&#233;gu&#233; le pouvoir de distribuer son corps livr&#233; sous l'esp&#232;ce du pain rompu en faisant cela en m&#233;moire de lui. Vendredi soir, la c&#233;l&#233;bration de la Passion nous fera entendre le r&#233;cit de l'&#201;vangile de Jean et nous pourrons v&#233;n&#233;rer la croix du Christ en priant pour toutes les grandes intentions port&#233;es par l'&#201;glise. Samedi soir, la belle veill&#233;e pascale qui d&#233;bute par un feu allum&#233; sur la place, au milieu de la ville car le Christ est venu illuminer ce monde par sa r&#233;surrection nous fera entendre la Parole du Seigneur, accueillir de nouveaux chr&#233;tiens en leur donnant le bapt&#234;me, la confirmation et l'eucharistie. Et dimanche matin, nous serons avec Marie-Madeleine, au tombeau vide pour nous r&#233;jouir &#224; nouveau de ce matin &#233;ternel qui nous est offert. Dans l'&#201;glise, chacun a sa place, qui que nous soyons, J&#233;sus nous aime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+ &lt;i&gt;Mgr Laurent Camiade, &#233;v&#234;que du dioc&#232;se de Cahors&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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