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	<title>L'actualit&#233; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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	<description>Site Internet du Dioc&#232;se de Cahors. Actualit&#233;s et Informations sur la vie de notre dioc&#232;se, de ses mouvements et de ses paroisses.</description>
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		<title>L'&lt;span&gt;actualit&#233;&lt;/span&gt; de l'&#201;glise dans le Lot</title>
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		<title>Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde : hom&#233;lies du Fr&#232;re Raguis</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/temps-forts-celebrations-sur-l/jubile-de-la-misericorde/Jubile-de-la-Misericorde-homelies</link>
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		<dc:date>2016-03-27T23:35:08Z</dc:date>
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		<dc:subject>Car&#234;me</dc:subject>
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		<dc:subject>Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Retrouvez l'hom&#233;lie prononc&#233;e pour chacun des quatre dimanches de Car&#234;me&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/temps-forts-celebrations-sur-l/jubile-de-la-misericorde/" rel="directory"&gt;Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Careme" rel="tag"&gt;Car&#234;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/mot/jubile-de-la-misericorde" rel="tag"&gt;Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH69/arton2057-8c500.jpg?1744196816' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='69' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Retrouvez l'hom&#233;lie prononc&#233;e pour chacun des quatre dimanches de Car&#234;me&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 14 f&#233;vrier &#224; Figeac&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 21 f&#233;vrier &#224; Saint-C&#233;r&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 6 mars &#224; Cahors&lt;/li&gt;&lt;li&gt; 13 mars &#224; Gourdon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Figeac, 1er dimanche de Car&#234;me C, 6 mars 2016&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&#233;sus-Christ est le visage de la mis&#233;ricorde du P&#232;re. Le myst&#232;re de la foi chr&#233;tienne est l&#224; tout entier. [&#8230;] A travers sa parole, ses gestes, et toute sa personne, J&#233;sus de Nazareth r&#233;v&#232;le la mis&#233;ricorde de Dieu. (Pape Fran&#231;ois, VM 1)&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;sus-Christ est le visage de la mis&#233;ricorde du P&#232;re. Essayons &#224; la lumi&#232;re de cette affirmation si profonde de scruter l'&#201;vangile de ce premier dimanche de Car&#234;me et de voir comment, au c&#339;ur de sa tentation au d&#233;sert, J&#233;sus nous r&#233;v&#232;le la mis&#233;ricorde de Dieu et surtout devient pour nous source de toute mis&#233;ricorde : une mis&#233;ricorde accueillie et v&#233;cue.&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;sus est la pl&#233;nitude de la r&#233;v&#233;lation de la mis&#233;ricorde de Dieu d'abord parce qu'Il est en sa personne Dieu qui vient communier &#224; notre condition humaine cr&#233;&#233;e par amour et pour l'amour mais bless&#233;e par le p&#233;ch&#233;. D&#233;j&#224; dans la premi&#232;re alliance, nous voyons Dieu venir au secrours de son peuple. La magnifique pri&#232;re de Mo&#239;se dans la premi&#232;re lecture nous l'a rappel&#233; : &#171; Nous avons cri&#233; vers le Seigneur, le Dieu de nos p&#232;res. Il a entendu notre voix, il a vu que nous &#233;tions dans la mis&#232;re, la peine et l'oppression. Le Seigneur nous a fait sortir d'Egypte&#8230; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, le Seigneur n'est pas indiff&#233;rent, &#233;tranger &#224; notre souffrance. Il entend notre pri&#232;re, le cri de notre d&#233;tresse. Et il agit en nous lib&#233;rant de l'&#201;gypte, c'est-&#224;-dire de nos prisons, de nos enfermements dans le p&#233;ch&#233; et la mort. Pour nous introduire dans la terre promise que son Amour nous a pr&#233;par&#233;e et qui n'est rien d'autre que son propre c&#339;ur, sa propre vie ! Comme le peuple h&#233;breu nous avons souvent du mal &#224; reconna&#238;tre cette &#339;uvre de salut, mais la m&#233;ditation de l'histoire du salut dans la Bible nous est donn&#233;e pour apprendre &#224; reconna&#238;tre les merveilles de la mis&#233;ricorde de Dieu &#224; notre &#233;gard.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et voici donc qu'&#224; la pl&#233;nitude des temps, cette &#339;uvre de salut, Dieu ne la r&#233;alise plus partiellement (pour un peuple) ou comme &#224; distance : il vient dans la chair communier &#224; la vie m&#234;me de tout homme. Comme l'a rappel&#233; le concile Vatican II : &#171; par son Incarnation, le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni Lui-m&#234;me &#224; tout homme &#187; (GS 22). C'est donc pour nous et en nous que le Christ vient combattre et vaincre d&#233;finitivement le mal, la mort, le p&#233;ch&#233;. Tel est bien l'enjeu de la tentation au d&#233;sert qui annonce l'ultime combat de la Passion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans sa tentation, J&#233;sus fait bien &#339;uvre de mis&#233;ricorde &#224; notre &#233;gard en venant vaincre le tentateur pour nous. Mais son attitude ne nous enseigne-t-elle pas quelque chose de plus sur son myst&#232;re de Fils du P&#232;re des mis&#233;ricordes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comprendre ce que J&#233;sus nous enseigne, il nous faut d'abord reconna&#238;tre dans le diable, l'ennemi du genre humain, comme le parfait oppos&#233; de la mis&#233;ricorde. Il est celui qui refuse la mis&#233;ricorde, il est l'accusateur, celui qui se met en travers, qui jalouse. Quand nous doutons de l'amour de Dieu, quand nous refusons l'amour de Dieu ou du fr&#232;re, nous demeurons enferm&#233;s dans sa logique. Chaque tentation de l'ennemi a en effet un point commun qui nous renvoie bien s&#251;r &#224; la premi&#232;re tentation, au premier p&#233;ch&#233; : le diable, le diviseur, celui qui vient nous couper de Dieu, de son amour, nous invite toujours &#224; nous mettre au centre, &#224; nous servir, &#224; travailler pour nous seuls. Il invite l'homme &#224; refuser sa limite, sa mis&#232;re pour s'&#233;lever lui-m&#234;me, pour tenter de se sauver par ses propres forces, bref &#224; refuser la d&#233;pendance vis-&#224;-vis de la mis&#233;ricorde du P&#232;re. Il veut nous faire croire que finalement nous n'avons pas besoin de cette mis&#233;ricorde. Ainsi voyons-nous aujourd'hui le diable proposer &#224; J&#233;sus d'op&#233;rer des miracles pour se nourrir lui-m&#234;me, de s'asservir le monde ou m&#234;me de mettre le P&#232;re &#224; son service en le mettant &#224; l'&#233;preuve. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'exact oppos&#233; du myst&#232;re du Fils, de la logique de Dieu, de la logique de la Trinit&#233; o&#249; chaque personne est pour, vers les autres. J&#233;sus, donc, ic&#244;ne de l'amour mis&#233;ricordieux du P&#232;re nous montre que le c&#339;ur de Dieu est aux antipodes de cet &#233;go&#239;sme, de cet &#233;gocentrisme, de cette soif de pouvoir et de gloire. Il est un c&#339;ur tourn&#233; vers notre pauvret&#233;, notre mis&#232;re.&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;sus peut transformer des pierres en pain. Il multipliera plus tard les pains miraculeusement, il tranformera l'eau en vin, mais ce ne sera jamais pour lui. Tout ce que fait J&#233;sus, c'est pour les autres ! J&#233;sus ne s'asservit pas le monde en entrant dans la logique de pouvoir du diable. Il n'ali&#232;ne ni sa libert&#233;, ni celle des hommes. La mis&#233;ricorde est du c&#244;t&#233; de la gratuit&#233;, du don, du pardon, pas de la violence et de la domination. J&#233;sus ne met pas le P&#232;re &#224; l'&#233;preuve, il s'abandonne &#224; Lui dans la confiance jusqu'&#224; la mort, car il sait que l'&#339;uvre qu'il vient r&#233;aliser demande l'offrande totale. La mis&#233;ricorde de Dieu est un engagement par lequel le Seigneur n'&#233;pargne rien, pas m&#234;me son Fils : il se donne sans retour. La mis&#233;ricorde, l'amour ne connaissent pas de mesure, de limite. Dieu est amour, don sans retour. Il ne fait pas semblant ! &lt;br class='autobr' /&gt;
La le&#231;on est claire pour nous aujourd'hui. Elle nous invite donc &#224; un examen de conscience tout simple : selon quelle logique vivons-nous ? Celle qui vise les nourritures terrestres, le pouvoir, la main-mise sur Dieu ? Ou bien cherchons-nous plut&#244;t &#224; &#234;tre dans une attitude d'accueil et de partage de la mis&#233;ricorde de Dieu ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment entrer dans ce mouvement de la mis&#233;ricorde du P&#232;re ? D'abord, &#224; l'imitation de J&#233;sus, en nous nourissant de sa Parole, en attendant tout de Lui dans la confiance, en le servant &#224; travers nos fr&#232;res et s&#339;urs. J&#233;sus aujourd'hui nous invite &#224; sortir de nous-m&#234;mes, de la qu&#234;te effr&#233;n&#233;e de nos propres int&#233;r&#234;ts pour entrer dans sa logique, celle de l'amour qui se d&#233;cline pendant ce temps de car&#234;me &#224; travers les &#339;uvres de la pri&#232;re, du je&#251;ne, de l'aum&#244;ne. L'aum&#244;ne notamment pourra se d&#233;ployer concr&#232;tement &#224; travers toutes les &#339;uvres de mis&#233;ricorde. &#192; chaque fois que nous nous tournons vers les besoins de nos fr&#232;res, des plus &#233;l&#233;mentaires aux plus spirituels, nous quittons la logique diabolique du pouvoir et des d&#233;sirs &#233;go&#239;stes. Alors nous laissons le Christ vaincre en nous le p&#233;ch&#233;, nous laissons sa mis&#233;ricorde entrer et agir dans le monde. Quelle belle responsabilit&#233; ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui le Seigneur ne nous demande pas seulement d'entrer dans sa logique. Il vient la vivre en nous. Comme nous l'a rappel&#233; saint Paul dans le deuxi&#232;me lecture : Tout pr&#232;s de toi est la Parole, elle est dans ta bouche et dans ton c&#339;ur. Cette Parole, c'est J&#233;sus-Christ, notre Sauveur, lui qui a vaincu l'ennemi du genre humain. Par Lui, avec Lui et en Lui, au c&#339;ur de l'&#201;glise, devenons des hommes et des femmes de mis&#233;ricorde, accueillants du don de Dieu, serviteurs de l'amour l&#224; o&#249; le Seigneur les envoie, t&#233;moins de la Parole et des gestes de salut du Christ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me dimanche de Car&#234;me, ann&#233;e C, Saint-C&#233;r&#233;, 21 f&#233;vrier 2016&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Fr&#232;res, nous avons notre citoyennet&#233; dans les cieux, d'o&#249; nous attendons comme sauveur le Seigneur J&#233;sus-Christ, lui qui transformera nos pauvres corps &#224; l'image de son corps glorieux. &#187; L'interpellation de saint Paul aux Philippiens que nous avons entendu dans la deuxi&#232;me lecture nous pr&#233;pare bien &#224; la contemplation de la Transfiguration du Christ devant ses ap&#244;tres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette Transfiguration, en effet, est &#224; la fois r&#233;v&#233;lation et promesse, comme tout ce qui concerne J&#233;sus. Elle est r&#233;v&#233;lation d'abord de son myst&#232;re de gloire. Il est Dieu n&#233; de Dieu, Lumi&#232;re n&#233;e de la Lumi&#232;re, vrai Dieu n&#233; du vrai Dieu. Et si sa puissance divine, si sa gloire, sa clart&#233; ont &#233;t&#233; cach&#233;es aux hommes, c'&#233;tait par mis&#233;ricorde parce qu'il s'adaptait &#224; la faiblesse de leur regard. On ne peut ici-bas voir Dieu dans sa gloire sans mourir, ou au moins comme on le voit avec Pierre, Jacques et Jean sans sombrer dans un myst&#233;rieux sommeil, ce qu'on appelle l'extase qui est la cons&#233;quence d'une perception qui d&#233;passe nos capacit&#233;s naturelles. R&#233;v&#233;lation de la divinit&#233; du Christ, la Transfiguration est aussi annonce, promesse de sa gloire &#224; venir par-del&#224; la passion et la mort sur la croix. Promesse aussi, comme vient de nous le dire Paul, de notre propre transformation. Nous sommes, nous aussi fr&#232;res et s&#339;urs, destin&#233;s &#224; cette gloire, &#224; cette lumi&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est fort probable que nous n'y pensons pas souvent, voire m&#234;me peut-&#234;tre que nous n'y croyons pas trop. Si souvent, notre foi chr&#233;tienne est aplatie aux seules dimensions horizontales de ce monde : nous la voyons ou on nous la pr&#233;sente comme une sagesse humaine. Au mieux, on nous dira qu'il s'agit d'un amour &#224; vivre avec nos prochains mais aussi avec tout homme, surtout avec les plus petits, les plus pauvres. Certes cela est tout &#224; fait vrai et essentiel ! Tel est bien le noyau de l'enseignement du Christ sur notre mani&#232;re de vivre &#224; sa suite. Mais cette vie d'amour nous ouvre, nous fait acc&#233;der en fait &#224; une autre dimension de la vie : vivre d'amour vraiment, ultimement, c'est vivre de Dieu, c'est vivre Dieu car Dieu est amour. Et l&#224; o&#249; est l'amour, Dieu est pr&#233;sent. Notre amour humain, fini doit donc &#234;tre le signe et l'annonce d'un autre amour : divin, infini et nous ouvrir par cons&#233;quent &#224; cette dimension d'&#233;ternit&#233;. Si notre c&#339;ur est fait pour l'amour, c'est parce qu'il est fait pour l'infini, pour l'&#233;ternit&#233;, pour Dieu !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#224; cette lumi&#232;re, dans la clart&#233; de cette promesse, dans l'esp&#233;rance de cette transformation, de cette transfiguration qui nous est promise, que je vous propose de vivre aujourd'hui le jubil&#233; de la mis&#233;ricorde. La mis&#233;ricorde divine en effet va beaucoup plus loin qu'un simple art de vivre chr&#233;tien. Elle est la r&#233;v&#233;lation que Dieu nous fait de son myst&#232;re, de son amour &#224; notre &#233;gard. Elle nous dit que notre mis&#232;re n'est pas le dernier mot de notre histoire, de notre condition humaine. Elle nous affirme que le mal, le p&#233;ch&#233;, la mort ne sont pas l'horizon final de notre chemin d'hommes et de femmes. Qu'avant tout nous sommes aim&#233;s, gratuitement, absolument et que le seul d&#233;sir de Dieu n'est rien moins que de nous introduire dans sa lumi&#232;re, nous communiquer sa gloire, nous rendre participants de sa propre vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors n'aplatissons pas la mis&#233;ricorde &#224; une vague compassion, &#224; une indulgence un peu blas&#233;e sur les mis&#232;res de notre entourage ou la n&#244;tre. La mis&#233;ricorde a la profondeur du c&#339;ur de Dieu, elle est ce c&#339;ur de Dieu ouvert pour nous : un c&#339;ur d&#233;chir&#233; par nos p&#233;ch&#233;s mais qui n'a de cesse que de nous r&#233;introduire dans sa communion, dans sa joie, sa lumi&#232;re. La mis&#233;ricorde a la profondeur de l'&#233;ternit&#233; pour laquelle nous sommes faits.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aprocher de la mis&#233;ricorde de Dieu, la confesser par notre vie, notre confiance, notre conversion, c'est donc accueillir cette bonne nouvelle d'un Dieu qui nous a cr&#233;&#233;s pour le bonheur &#233;ternel, et qui vient nous sauver de toutes nos errances, de toutes nos d&#233;viances. Il ne nous demande qu'une seule chose : venir aupr&#232;s de Lui, croire en la puissance de son amour et de son pardon.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, fr&#232;res et s&#339;urs en ce dimanche, regardons le Christ transfigur&#233;, le Christ qui r&#233;capitule toutes les promesses de l'&#201;criture, la Loi et les Proph&#232;tes, symbolis&#233;s par Mo&#239;se et &#201;lie. Un Christ qui vient nous sauver tous et totalement dans le mouvement de son exode, sa Passion (sa mort et sa r&#233;surrection), ce myst&#233;rieux d&#233;part dont il parle avec Mo&#239;se et &#201;lie. Un Christ qui, aujourd'hui, tr&#232;s concr&#232;tement, visiblement, nous rejoint par son &#201;glise symbolis&#233;e par les trois ap&#244;tres. Un Christ qui nous introduit dans la pr&#233;sence de Dieu par cette nu&#233;e qui l'entoure et qui nous fait entendre la voix du P&#232;re. Et que nous dit, que nous donne le P&#232;re des mis&#233;ricordes ? son Fils, sa Parole &#233;ternelle &#224; contempler, &#224; &#233;couter, &#224; suivre, &#224; imiter, &#224; vivre. Dieu dans sa mis&#233;ricorde infinie &#224; notre &#233;gard ne peut pas nous donner plus que Lui-m&#234;me, en son Fils &#233;ternel venu dans notre chair mortelle, une chair qu'il vient transfigurer. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors quelle sera notre r&#233;ponse face &#224; cette r&#233;v&#233;lation, cette promesse ? L'&#201;glise, par la parole du Saint-P&#232;re, le pape Fran&#231;ois, successeur de Pierre, nous invite pendant cette ann&#233;e ; l'&#201;glise nous invite, par l'initiative de notre &#233;v&#234;que successeur des ap&#244;tres, &#224; accueillir aujourd'hui la mis&#233;ricorde par une d&#233;marche concr&#232;te : celle de prendre une petite apr&#232;s-midi pour nous remettre devant ce myst&#232;re. Comme les ap&#244;tres devant J&#233;sus transfigur&#233;, nous remettre ensemble devant J&#233;sus visage de la mis&#233;ricorde, ic&#244;ne de la tendresse du P&#232;re. Accueillir ce J&#233;sus mis&#233;ricordieux dans la tente de notre c&#339;ur, de nos familles, de nos communaut&#233;s paroissiales. Et puis pour que cette mis&#233;ricorde nous touche bien concr&#232;tement, venir faire l'exp&#233;rience du don de la gr&#226;ce, du pardon dans le sacrement de la r&#233;conciliation. Si nous avions la foi gros comme un grain de s&#233;nev&#233;, nous serions nous aussi transform&#233;s, transfigur&#233;s &#224; la sortie de nos confessions. Car dans le feu, dans la splendeur de son amour, J&#233;sus vient br&#251;ler tous nos p&#233;ch&#233;s, toutes nos infid&#233;lit&#233;s, toutes nos pauvret&#233;s et les transfigurer dans sa lumi&#232;re &#233;blouissante ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne d&#233;pend que de nous de suivre ou pas, aujourd'hui (ou tout prochainement), J&#233;sus sur la montagne et l&#224; de le rencontrer, de le reconna&#238;tre dans sa gloire et de nous laisser saisir, baigner dans sa joie de Fils &#233;ternel du P&#232;re. En lui nous pouvons devenir ce que nous sommes appel&#233;s &#224; &#234;tre : des enfants libres et pardonn&#233;s. Rien moins que la lumi&#232;re du monde et le sel de la terre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cahors, 3e dimanche de Car&#234;me, 6 mars 2016&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Frossard a &#233;crit un jour que s'il ne devait garder qu'une page de l'&#201;vangile, ce serait celle que nous venons d'entendre. Certes, elle ne nous d&#233;crit pas la vie, les signes, la passion, la mort ou la r&#233;surrection de J&#233;sus et pourtant on peut comprendre l'intuition de l'homme de lettres, c&#233;l&#232;bre converti du xxe si&#232;cle, tant cette page nous conduit bien au c&#339;ur de l'&#201;vangile. Ce c&#339;ur, c'est le c&#339;ur de J&#233;sus, c'est le c&#339;ur du P&#232;re, c'est le myst&#232;re de la mis&#233;ricorde que le Saint-P&#232;re nous invite &#224; contempler, c&#233;l&#233;brer, accueillir pendant cette ann&#233;e jubilaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors aujourd'hui, en ce quatri&#232;me dimanche de Car&#234;me, laissons la parole de l'ap&#244;tre nous rejoindre : &#171; Laissez-vous r&#233;concilier avec Dieu. &#187; Il parle en ambassadeur du Christ, en se faisant l'&#233;cho de l'appel m&#234;me que Dieu adresse &#224; ses enfants. S'il nous faut nous r&#233;concilier avec Dieu, c'est que par le p&#233;ch&#233; nous nous sommes coup&#233;s, d&#233;tourn&#233;s de lui. Et le premier effet de cette rupture est que nous ne connaissons plus Dieu, que nous portons de fausses images de lui. C'est bien cela que J&#233;sus veut gu&#233;rir aujourd'hui dans le c&#339;ur de ses auditeurs. Il s'adresse en effet &#224; des hommes religieux, &#224; l'&#233;lite religieuse de son temps : les pharisiens, les scribes. Des hommes cens&#233;s conna&#238;tre Dieu, des hommes qui veulent l'aimer, l'honorer, le servir mais qui, malgr&#233; toute leur g&#233;n&#233;rosit&#233;, ont enferm&#233; Dieu dans l'&#233;troitesse de leurs conceptions et notamment dans des cat&#233;gories de puret&#233; qui les ont coup&#233; des p&#233;cheurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne laissons pas cette interpellation de J&#233;sus &#224; distance, mettons-nous r&#233;solument dans la peau de ces pharisiens, mais aussi des p&#233;cheurs, donc aussi bien du c&#244;t&#233; du fils prodigue que de celui du fils a&#238;n&#233;, en bref de tous ceux qui n'ont pas encore compris le c&#339;ur du P&#232;re, ce c&#339;ur d'infinie, de douce et tendre mis&#233;ricorde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous invite donc en ce jubil&#233; de la mis&#233;ricorde &#224; contempler avant tout le P&#232;re, tel que J&#233;sus vient nous le r&#233;v&#233;ler. On parle souvent de la parabole du fils prodigue ou des deux fils, c'est d'abord et avant tout la parabole du P&#232;re mis&#233;ricordieux et en cela c'est vraiment l'&#201;vangile, la bonne nouvelle de la r&#233;v&#233;lation du myst&#232;re de Dieu et de son amour pour nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet amour, il n'est pas connu : d'abord du fils cadet qui s'&#233;loigne du p&#232;re pour jouir des biens que celui-ci lui a donn&#233; sans condition, dans sa pure bont&#233;. Nous avons bien l&#224; une image de l'humanit&#233;, en particulier de l'humanit&#233; de notre temps, qui use et abuse de la cr&#233;ation en oubliant le cr&#233;ateur. L'homme soup&#231;onne Dieu de vouloir le maintenir dans une d&#233;pendance infantilisante, alors il s'&#233;mancipe, il affirme son autonomie, sa libert&#233; non pas avec mais contre Dieu, en partant au loin, en oubliant son P&#232;re. Et alors les biens du P&#232;re qui portaient sa vie et nous la communiquaient, coup&#233;s de leur source, s'&#233;puisent, tombent en poussi&#232;re en nos mains captatrices, avides de jouissance. Et l'homme se retrouve nu, seul, affam&#233;, d&#233;sesp&#233;r&#233; : portrait saisissant de l'homme perdu et qui n'a plus comme horizon que la nourriture des porcs. Et il n'y a plus personne pour assouvir sa faim. L'homme s'est saisi de sa vie et de ses biens en les coupant de Dieu, et cette vie, ces biens lui &#233;chappent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fils a&#238;n&#233;, qui ne s'est pas &#233;loign&#233; physiquement, n'est en fait pas plus proche du p&#232;re : il le sert comme un mercenaire, plein de ressentiment. Son regard est biais&#233;. Il a l'esprit d'un esclave, non pas d'un fils. C'est peut-&#234;tre parfois le syndr&#244;me du bon chr&#233;tien qui, certes, ne va perdre sa vie dans la d&#233;bauche, mais qui est rempli de col&#232;re, de tristesse, de lassitude dans un service sans &#226;me. L&#224; encore Dieu est soup&#231;onn&#233; d'&#234;tre un ma&#238;tre exigeant, &#233;go&#239;ste qui ne nous laisserait pas d'espace pour vivre. Alors, quand en plus le p&#232;re ouvre les portes de son c&#339;ur &#224; celui qui a joui de la vie, monte chez le fils a&#238;n&#233;, le venin de la ranc&#339;ur, de la jalousie. Il est incapable d'accueillir son fr&#232;re parce qu'il ne se reconna&#238;t pas d'abord fils de ce p&#232;re ! Parce qu'il ne conna&#238;t pas son p&#232;re&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle souffrance dans le c&#339;ur du p&#232;re devant cette incompr&#233;hension de la part de ses deux fils ! quelle souffrance dans le c&#339;ur de J&#233;sus quand il voit que l'amour du P&#232;re, son P&#232;re et notre P&#232;re n'est pas accueilli, c&#233;l&#233;br&#233;, partag&#233; par ses fr&#232;res ! Alors il &#233;crit devant nous l'inoubliable ic&#244;ne d'un P&#232;re dont nous n'aurons jamais finir de d&#233;couvrir l'amour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un p&#232;re rempli de compassion qui attend le retour du p&#233;cheur, qui guette, qui regarde de loin, qui, lui, ne se coupe jamais de ses enfants et qui mendie leur amour. D&#232;s que le jeune fils se met en chemin, et avant m&#234;me qu'il ait le temps de faire sa confession compl&#232;te, le p&#232;re se jette &#224; son cou et le comble de tous ses biens. Comme l'a not&#233; saint Pierre Chrysologue dans un magnifique commentaire de cet &#233;vangile : si le cadet a perdu sa dignit&#233; de fils, le p&#232;re, lui, reste toujours le p&#232;re ! D'ailleurs la filiation n'est pas quelque chose qui se m&#233;rite, c'est le don toujours nouveau de la vie par le p&#232;re. D&#232;s lors que nous nous pr&#233;sentons au p&#232;re, dans notre pauvret&#233;, dans la v&#233;rit&#233; de notre &#234;tre de cr&#233;ature, il nous rev&#234;t de la dignit&#233; de fils, plus encore, dans le Christ il nous donne la dignit&#233; de pr&#234;tre, proph&#232;te et roi. Le bapt&#234;me, la dignit&#233; de fils n'est pas au bout de nos efforts mais c'est un pur don de l'infinie mis&#233;ricorde de Dieu. La beaut&#233; rendue dans chaque sacrement, et &#233;minemment dans le sacrement de la r&#233;conciliation, est encore une effusion de cet amour infini, de cette mis&#233;ricorde qui s'abaisse toujours plus pour nous rejoindre et nous relever. Alors, oui, laissons nous r&#233;concilier avec ce Dieu, notre P&#232;re, le p&#232;re de toute mis&#233;ricorde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors aussi, comme le fils a&#238;n&#233;, nous comprendrons &#224; quel point nous avons m&#233;connu ce p&#232;re aupr&#232;s de qui nous vivons depuis tant d'ann&#233;es : il nous dit que tout est &#224; nous, il ne garde rien pour lui mais nous partage tout, jusqu'&#224; sa propre vie en nous rendant participants de sa vie divine. Il nous r&#233;concilie avec Lui, avec nous-m&#234;mes en nous r&#233;v&#233;lant qui nous sommes (ses enfants bien aim&#233;s) et avec tous nos fr&#232;res. Et il nous invite &#224; entrer dans sa joie, la joie de l'&#201;vangile, la joie de la mis&#233;ricorde : l&#224; o&#249; il y avait le p&#233;ch&#233;, la mort, l'&#233;loignement, il y a maintenant, &#8211; si nous les accueillons dans la foi &#8211; la vie, l'amour, la f&#234;te, la communion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, fr&#232;res et s&#339;urs, aujourd'hui en accueillant la mis&#233;ricorde, dans cette eucharistie, &#8211; et cet apr&#232;s-midi dans le sacrement de la r&#233;conciliation &#8211;, il faut nous r&#233;jouir et festoyer car l'humanit&#233; &#233;tait perdue et voici que le P&#232;re, avec ses deux mains (le Fils et le Saint Esprit), embrasse cette humanit&#233; bless&#233;e, malade, nue et seule, il la serre sur son c&#339;ur et lui communique la chaleur de son c&#339;ur. Le ciel ne sera pas autre chose que la vie dans le sein du P&#232;re mis&#233;ricordieux. Le ciel est d&#233;j&#224; ici, l'&#233;ternit&#233; est commenc&#233;e et elle se donne &#224; nous dans l'eucharistie, le festin des retrouvailles de Dieu avec l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gourdon, 5e dimanche de Car&#234;me, 13 mars 2016&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mis&#233;ricorde d&#233;range ! Pourquoi ? Parce que la mis&#233;ricorde, c'est la bont&#233; de Dieu, c'est le c&#339;ur de Dieu, cet amour infini capable de tout pardonner, de tout recr&#233;er, de faire toute chose nouvelle, et alors n&#233;cessairement elle met en lumi&#232;re la mis&#232;re, notre mis&#232;re. Elle nous provoque &#224; la conversion, au changement de vie ! La mis&#233;ricorde est du c&#244;t&#233; de la vie, de la surabondance de l'amour : elle veut tout emporter dans ses flots de vie, de r&#233;surrection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cela elle ne met personne &#224; distance. Elle ouvre &#224; chacun, quelle que soit sa situation, un chemin de vie qui passe par le repentir, la conversion. Elle n'est pas contre l'ordre &#233;tabli, la justice, la morale mais elle en est la norme supr&#234;me : c'est elle qui r&#233;tablit l'ordre de l'amour, qui justifie le p&#233;cheur en lui faisant d&#233;couvrir les profondeurs de l'amour de Dieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reconnaissons que face &#224; ces flots de tendresse que Dieu veut d&#233;verser sur le monde, nous sommes parfois tent&#233;s de nous mettre comme &#224; distance, nous sommes tent&#233;s d'imposer des limites aux merveilles que Dieu veut faire dans le monde et dans l'&#201;glise. Alors nous disons : la mis&#233;ricorde, oui, mais ! Dieu est mis&#233;ricordieux mais ! Mais il est juste, par exemple, et qui dit justice va dire pour nous mesure raisonnable. Bien s&#251;r qu'il est juste, &#244; combien ! Mais il n'y a pas de mais ! En Dieu justice et mis&#233;ricorde ne s'opposent pas ; elles sont int&#233;rieures l'une &#224; l'autre. Comme le dit le pape Fran&#231;ois, dans le Visage de la mis&#233;ricorde :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il ne s'agit pas de deux aspects contradictoires, mais de deux dimensions d'une unique r&#233;alit&#233; qui se d&#233;veloppe progressivement jusqu'&#224; atteindre son sommet dans la pl&#233;nitude de l'amour. [&#8230;] La mis&#233;ricorde n'est pas contraire &#224; la justice, mais illustre le comportement de Dieu envers le p&#233;cheur, lui offrant une nouvelle possibilit&#233; de se repentir, de se convertir et de croire. &#187; (VM 20.21)&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre &#233;vangile d'aujourd'hui vient pr&#233;cis&#233;ment nous r&#233;v&#233;ler ce myst&#232;re de la mis&#233;ricorde avec le comportement de J&#233;sus face aux p&#233;cheurs. Je dis bien face aux p&#233;cheurs, pas seulement face &#224; la p&#233;cheresse. Car dans cette sc&#232;ne si touchante, tous sont p&#233;cheurs devant J&#233;sus. Et J&#233;sus dans sa mis&#233;ricorde, avec beaucoup de pudeur, de d&#233;licatesse va ouvrir &#224; tous un espace de conversion, de retour &#224; la communion avec Dieu et avec ses fr&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout commence avec un pi&#232;ge tendu : un pi&#232;ge tendu &#224; la mis&#233;ricorde. Les scribes et les pharisiens ont bien saisi que le c&#339;ur du message de ce rabbi &#233;tait tout entier du c&#244;t&#233; du pardon, de la mis&#233;ricorde, de la main tendue au p&#233;cheur pour lui rendre la vie ! Ira-t-il alors jusqu'&#224; s'opposer &#224; la loi de Mo&#239;se ? En effet, si J&#233;sus s'oppose &#224; la loi en disant qu'il ne faut pas lapider cette femme, le voici pris, lui, en flagrant d&#233;lit d'infid&#233;lit&#233; ! Et s'il leur dit de la lapider, il se retrouve en contradiction avec son discours et tous ses gestes de bont&#233;, de mis&#233;ricorde. Les opposants au Christ ne cherchent pas la v&#233;rit&#233;. Ils veulent opposer des limites &#224; la mis&#233;ricorde de Notre Seigneur, l'enfermer dans leur cadre &#233;troit&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contemplons la r&#233;ponse de J&#233;sus. Oui, contemplons-la longuement parce qu'elle nous r&#233;v&#232;le toute la d&#233;licatesse du Seigneur. Face &#224; cette provocation, cette mise en demeure, cette duret&#233;, cette violence sourde, la violence de celui qui se pr&#233;tend juste et qui cherche &#224; exorciser le mal cach&#233; en son c&#339;ur en le rejetant sur l'autre, face &#224; tout cela, J&#233;sus commence par ne rien dire, il s'abaisse vers le sol, il ne regarde personne dans les yeux. Et, myst&#233;rieusement, il &#233;crit sur la terre. J&#233;sus n'a pas laiss&#233; d'&#233;crits ! Mais nous savons qu'il a &#233;crit ce jour-l&#224; des mots, des signes imm&#233;diatement effac&#233;s par le vent. J&#233;sus par son silence offre un espace de r&#233;flexion, de m&#233;ditation &#224; ses interlocuteurs. C'est un espace de mis&#233;ricorde : il leur laisse la possibilit&#233; de ne pas s'enfoncer dans leur man&#339;uvre perverse ! La patience de Dieu ! Mais ils persistent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors J&#233;sus se redresse et les regardant dans les yeux, il les renvoie &#224; eux-m&#234;mes, &#224; leur propre c&#339;ur malade. Quel instant unique dans la vie de ces hommes : l'Innocent, l'Agneau de Dieu, la Parole d'Amour du P&#232;re des mis&#233;ricordes plonge son regard dans leur c&#339;ur. Et sans &#233;lever la voix, il leur dit simplement : &#171; Celui d'entre vous qui est sans p&#233;ch&#233;, qu'il soit le premier &#224; lui jeter une pierre ! &#187; Il n'y a pas la moindre violence dans cette r&#233;ponse mais une infinie mis&#233;ricorde. Par son regard, par sa parole, J&#233;sus r&#233;v&#232;le &#224; ces hommes qu'eux aussi sont p&#233;cheurs, qu'eux aussi ont besoin de pardon, de mis&#233;ricorde et qu'avant de se faire les juges et les bourreaux de cette femme, il convient qu'ils se mettent eux aussi face &#224; la Loi de Mo&#239;se ! Par l&#224; J&#233;sus fait mis&#233;ricorde &#224; ses opposants en leur ouvrant le chemin du repentir, de la confession de leur propre p&#233;ch&#233;. En ce sens le d&#233;part des scribes et pharisiens, plus qu'une victoire tactique de J&#233;sus qui se serait sorti habilement d'un pi&#232;ge, est bien une victoire de la mis&#233;ricorde : ces hommes sont entr&#233;s dans leur c&#339;ur ; leur d&#233;part est un aveu public de leur p&#233;ch&#233; et la confession de leur besoin de pardon. Notons encore la d&#233;licatesse, la pudeur de J&#233;sus qui pendant tout ce temps reste les yeux riv&#233;s sur le sol : il n'humilie pas ces p&#233;cheurs en les regardant partir. Peut-&#234;tre &#233;crit-il symboliquement leurs p&#233;ch&#233;s sur le sol, des p&#233;ch&#233;s qui seront effac&#233;s comme des traits grav&#233;s sur la poussi&#232;re&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il peut alors se redresser. Seule face &#224; J&#233;sus reste la femme surprise dans son p&#233;ch&#233;. En cet instant, nous retrouvons la mis&#232;re face &#224; la mis&#233;ricorde. Et que fait la mis&#233;ricorde ? Elle ne banalise pas, elle ne nie pas la gravit&#233; du p&#233;ch&#233;, de l'infid&#233;lit&#233;. Mais elle n'enferme pas le p&#233;cheur dans sa faute, elle ouvre un chemin de vie, une r&#233;surrection : Va, et d&#233;sormais ne p&#232;che plus. Va !&lt;br class='autobr' /&gt;
Admirable sagesse de la mis&#233;ricorde. Elle ne retranche rien de la Loi, mais l'accomplit en la plongeant dans les infinies profondeurs de l'amour du c&#339;ur de Dieu. Le message pour nous, en ce dimanche, est clair : n'ayons pas peur de nous pr&#233;senter avec beaucoup de confiance au Seigneur. Il conna&#238;t notre p&#233;ch&#233; mais il voit plus loin en nous et son d&#233;sir est, dans ce face &#224; face de la mis&#232;re et de la mis&#233;ricorde, de nous remettre debout et de nous ouvrir un chemin de r&#233;demption, de salut. Va et ne p&#232;che plus ! Il y a toujours une issue. Qui dit mis&#233;ricorde, dit esp&#233;rance !&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mis&#233;ricorde, nous sommes aussi appel&#233;s &#224; la vivre, &#224; la manifester aux autres : en voyant en tout homme d'abord un enfant aim&#233; de Dieu, un fr&#232;re, une s&#339;ur. S'il est enferm&#233; dans des situations de mort, il s'agit donc de mettre toute notre &#233;nergie &#224; l'aider &#224; en sortir pour lui ouvrir un chemin nouveau. Comme le disait le Seigneur dans Isa&#239;e et cela s'applique bien &#224; la mis&#233;ricorde : &#171; Voici que je fais une chose nouvelle (votre r&#233;surrection, votre rel&#232;vement, votre pardon) : elle germe d&#233;j&#224; (c'est l'esp&#233;rance en vos c&#339;urs qui vous met en chemin vers le Seigneur, vers le confessional !), ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le d&#233;sert (de vos p&#233;ch&#233;s, de vos errances), des fleuves (d'amour) dans les lieux arides [&#8230;] pour d&#233;salt&#233;rer mon peuple, celui que j'ai choisi (chacun de nous). Ce peuple que je me suis fa&#231;onn&#233; (par l'&#339;uvre de ma mis&#233;ricorde) redira ma louange. &#187; (cf. Premi&#232;re lecture, Is 43, 19-21)&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, fr&#232;res et s&#339;urs car &#233;ternel est son amour et sa mis&#233;ricorde s'&#233;tend d'&#226;ge en &#226;ge !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Accueillir la Mis&#233;ricorde</title>
		<link>https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/temps-forts-celebrations-sur-l/jubile-de-la-misericorde/Accueillir-la-Misericorde</link>
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		<dc:date>2016-01-29T11:17:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Car&#234;me</dc:subject>
		<dc:subject>Camiade</dc:subject>
		<dc:subject>Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un rendez-vous par doyenn&#233; avec l'aide du p&#232;re Philippe Raguis, carme, &#034;Missionnaire de la Mis&#233;ricorde&#034;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/eglise-pratique/temps-forts-celebrations-sur-l/jubile-de-la-misericorde/" rel="directory"&gt;Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Careme" rel="tag"&gt;Car&#234;me&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/Camiade" rel="tag"&gt;Camiade&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cahors.catholique.fr/mot/jubile-de-la-misericorde" rel="tag"&gt;Jubil&#233; de la Mis&#233;ricorde&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cahors.catholique.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/arton2001-81f1e.jpg?1744196816' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un dimanche pour (re) d&#233;couvrir la joie d'&#234;tre pardonn&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un rendez-vous par doyenn&#233; avec l'aide du p&#232;re Philippe Raguis, carme, &#034;Missionnaire de la Mis&#233;ricorde&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.paroissedefigeac.fr/Dimanche-de-la-Misericorde&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;14 f&#233;vrier &#224; Figeac / 10h30 - 17h&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
21 f&#233;vrier &#224; Saint-C&#233;r&#233; / 11h - 17h&lt;br class='autobr' /&gt;
6 mars &#224; Cahors / 11h - 17h&lt;br class='autobr' /&gt;
13 mars &#224; Gourdon / 11h - 17h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;roulement de la journ&#233;e &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Messe dominicale, pr&#233;sid&#233;e par Mgr Laurent Camiade, hom&#233;lie par le p&#232;re Raguis.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Repas partag&#233; (chacun porte ses couverts et peut amener un plat sal&#233; ou sucr&#233; ou une boisson et on met en commun).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Exhortation sur la Mis&#233;ricorde du p&#232;re Raguis de 14h &#224; 14h30.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Atelier sur la Mis&#233;ricorde et possibilit&#233; de se confesser de 14h30 &#224; 16h&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Ateliers pr&#233;vus : vid&#233;o de t&#233;moignages, discussions en petits groupes, mur de libre expression, activit&#233;s pour enfants, la confession mode d'emploi, m&#233;ditation libre.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Rendre gr&#226;ce pour la Mis&#233;ricorde de Dieu : enseignement par le p&#232;re Raguis, pri&#232;re de louange du soir (16h - 17h), et &#224; Cahors, le 6 mars, passage par la porte sainte du Jubil&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au menu ou &#224; la carte, vous &#234;tes libres de participer &#224; la journ&#233;e compl&#232;te ou de venir seulement le temps qui vous convient.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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